BFFF Weekly 40: Without love where would we be now ?

20 Avr

Cher Bill

FRA/ENGLISH

Bill, Bill, Bill la vie est pavée d’échecs. Essentiellement. Le succès peut surgir. De temps en temps. Mais, le plus souvent, tout demeure une question de potentiel. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître pour un scientifique à la renommée mondiale comme vous, Bill Masters, de la série Masters of Sex, vous êtes très concerné par la troisième hypothèse. C’est la raison pour laquelle vous n’êtes encore qu’éventuellement l’un de mes BFFF/Personnages préférés pour toute la vie à qui j’écris chaque semaine, ici.

Ne prenez pas la peine d’exhiber votre diplôme de la fac de Rochester, Bill, je ne suis pas encore prête à prendre une décision définitive vous concernant. Rangez vos stats. Epargnez-moi également votre regard condescendant et n’essayez pas, non plus, de me menacer avec votre stéthoscope … Rien de tout cela ne marchera, Bill.

A cet instant, je peux vous imaginer convoquant une petite réunion d’urgence avec vos neurones. Mais, qui est donc cette fille? Pourquoi n’est-elle pas impressionnée? Pour quelle raison la magie de la blouse blanche n’opère-t-elle pas? Devrais-je essayer le regard Droopy du doc Ross? ou le sourire sarcastique du doc House? Evidemment, comme même vos neurones, et presque tout votre entourage, sont incapables de vous résister, ils répondraient en coeur: Oh Bill, comme vous voudrez, votre esprit supérieur a toujours raison, de toute façon. Et vous, de soupirer, un peu désespéré, quand même. Et eux, de lancer: Comment peut-elle donc être aussi ingrate? 

Il faut vous rappeler que c’est en tant que contemporaine du XXIe siècle que je vous écris … Une ère dans laquelle un roman signé par une romancière consacré à son choix librement éclairé de zapper l’étape sexe est devenu un best seller. Oui, c’est ça Bill, asseyez-vous. Quelle honte, quel gâchis, tout votre travail ainsi délibérément ignoré. Respirez, Bill. Tenez, prenez un verre d’eau. Et concentrons-nous, pour essayer de faire quelque chose de votre potentiel.

Peut-être, devriez-vous reconsidérer vos relations extra professionnelles avec les femmes. Dans la vie de tous les jours, vous n’êtes plus docteur Love mais un c ****** de classe internationale. Avec la femme que vous aimez comme avec celle que vous avez épousé. Et si vous tentiez un instant de connaître les choses du coeur comme vous maîtrisez celles du corps? C’est une proposition folle, je sais, Bill. Mais, ce n’est pas cela la définition de la science, la vraie?

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

Michael Sheen/Bill Masters – Lizzy Caplan/Virginia Johnson

 

Titre/Title: Masters of Sex (2013-    )
Créateur/creator: Michelle Ashford
Cast: Michael Sheen (Bill Masters)
Maths: 1 saison
Chaîne/Network: Showtime

Dear Bill

Bill, Bill, Bill life is a lot about failure. Sometimes about success. And most of the time about potential. And, as amazing as it sounds for a worldwide known scientist, Bill Masters from the show Masters of sex you belong to the third category. For me you are a possible BFFF/Best fiction friend forever. 

Do not even bother to show me your Rochester Med School diploma, Bill, I am not yet ready to change my mind. No stats either. And do not even give me your bossy look. Or try to frighten me with your stethoscope…. It is not going to work Bill.

I can picture you calling a meeting with your neurones. And asking: who is this damn girl? Why isn’t she impressed? Why isn’t the white blouse magic working? Should I try the droopy dr Ross look or the sarcastic smile of dr House? And your neurones would spontaneously answer: Oh Bill, whatever, your decision will be perfect. That’s because they can’t resist you. Very few people can, we won’t blame them. And you would sigh, a bit discouraged. And they would go on: How can she be that ungrateful? 

Man, remember, I am writing as a woman of the 21th century … An era where a novel about a woman writer deliberate choice not to have sex became a best seller. Yes, sit down, Bill. Breath. What a shame, what a waste of the work of a lifetime … Have a glass of water, Bill. And, let’s focus on the best way to do something valuable with your potential.

Maybe you should reconsider your out of the lab relationships with women. In every day life you are no more doctor Love but a world class ass ****. Both with the one you are in love with and the one you are married to. What if you decided to understand the love as in feelings as you understand the love as in sex? I know it sounds crazy. But isn’t science all about that?

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

2 Réponses to “BFFF Weekly 40: Without love where would we be now ?”

  1. tequi 21/04/2014 à 18:26 #

  2. aliabeckett 25/04/2014 à 11:37 #

    Mon cher Bill,

    Ne vous affligez pas. Moi, je vous admire et vous apprécie d’ores et déjà, simplement mais intensément.

    Pour votre ambition scientifique bien sûr. Pour votre volonté, que dis-je, votre obstination à questionner un lien fort entre les gens, un lien vieux comme l’humanité.

    Vos études sur la sexualité ont eu pour but de mieux comprendre nos corps bien sûr. Mais en sous texte, je le sens bien, vous avez eu besoin de réponses parce que vous aviez en vous trop de questions. Incapable que vous étiez de mettre des actes ou des mots sur le désir, sur l’amour, sur votre désir, sur votre amour, vous avez utilisé le seul langage qui vous était naturel, celui des nombres.

    Dans cet élan vous avez eu l’intelligence et, j’ose le dire la sensibilité et l’humilité, de reconnaître vos faiblesses et vos limites. Et vous avez demandé de l’aide, sous la forme d’un partenariat avec une femme. Et finalement quand vos recherches ont abouties, vous n’avez pas occulté cette aide précieuse, vous l’avez valorisé. Vous avez admis aux yeux de tous que sans cette aide, rien n’aurait été possible et vous avez apposé son nom au côté du vôtre, à une époque où nombres de scientifiques n’avaient pas la même droiture. (Rosalind Franklin, dont les recherches ont permis la découverte de la structure de l’ADN n’aura pas ce droit pourtant mérité de la part de Watson, Crick et Wilkins)

    Certes, votre but était le prix Nobel, mais c’est aussi en voyant tous les jours dans votre pratique de gynécologue obstétricien, des femmes perdues, des femmes en souffrance que vous avez choisi de lever un voile qui pesait sur la condition féminine. Finalement, c’est dans ce que vous faites et ne dites pas que se révèle votre vraie valeur.

    Votre oeuvre a, comme beaucoup d’avancées scientifiques, engendrées des avancées mais aussi des nouvelles normes, des nouvelles limites. Peut-on vous reprocher cette paternité ? Pour moi en tous cas, les réponses que vous avez apportées au monde font partie de celles qui me permettent aujourd’hui à moi, femme du XXIème, de faire mes propres choix. J’espère découvrir bientôt qu’elles vous auront permis aussi, à vous, de mieux exprimer dans vos gestes et dans vos mots vos sentiments d’amour.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :