BFFF Weekly 63 : Jed + Birgitte because humanism is what we need

6 Déc

Birgitte meet Jed 

Jour d’élection en France aujourd’hui. Parce qu’il est urgent de remettre l’humanisme au coeur du débat, sur ILTVSW, très exceptionnellement, j’ai décidé d’organiser une rencontre épistolaire sous forme de rediffusion entre Birgitte Nyborg et Jed Bartlet.

Pour une pensée intelligente, sensible et constructive sur le sujet, je recommande chaleureusement une visite sur le site de Yaële Simkovitch I cannot sit still et la lecture de son billet De l’humanisme. 

To my readers, exceptionally ILTVSW will only be French speaking this week. It is election day in France and, well, humanism is badly needed. 

But as soon as next week things will be back to normal meaning French & English.

 

Birgitte Nyborg – Borgen

 

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Jed Bartlet – The West Wing

 

Chère Birgitte

Nostalgie. Nom féminin du grec Nostalgia. Sentiment typique du dimanche en fin d’après-midi. Pour une raison étrange apparaît fréquemment chaque semaine vers 17 heures. À bien y réfléchir, il peut y avoir un début d’explication. C’est vrai, que peut-il donc arriver d’agréable lors des premières minutes du lundi matin? Mon plus gros soucis étant généralement la dispute qui débute avec mon réveil/grille-pain/mistermétéo parce que M…e! Tout est trop… tôt/brûlé/pluvieux.

A cause de cet enchaînement fatal, je vais rater mon bus, oublier de m’acheter un sandwich pour le déjeuner et augmenter les chances de me blesser en courant au bureau. Autant dire une mauvaise manière de débuter une bonne journée très répandue chez la femme qui travaille en milieu urbain. Qui mieux que vous Birgitte Nyborg de la série Borgen pourrait me comprendre? J’en ai conscience et c’est pour cela que vous êtes l’un de mes BFFF/Personnages préférés pour toute la vie à qui j’écris chaque semaine.

Je suis convaincue que l’honnêteté est une qualité et Birgitte je dois vous l’avouer cette amitié n’allait pas de soi pour moi. Je crois aussi en la loyauté et c’est pour cela que je vous ai d’abord un peu boudée. En tant que grande fan du président Josiah Bartlet de la série The West Wing je vous ai presque considérée comme un plagiaire. C’est vrai quoi, Birgitte! Un chef d’état humaniste et humain. Déjà fait. Déjà vu. Mais l’une de mes plus chères amies dans la vraie vie m’a dit: « Tu as tort, tu sais. Si tu étais juste, tu lui donnerais une chance à Birgitte. » J’ai grimacé. J’ai gémi. Puis, finalement, j’ai suivi le conseil de mon amie (j’aimerais ici pouvoir écrire son nom car c’est une sacrée bonne critique mais, contrairement à certains journalistes, elle apprécie la discrétion et serait contrariée par une telle publicité, appelons-la simplement SB).

Quoi qu’il en soit, je me sens à la fois heureuse et triste. Heureuse grâce aux formidables moments que vous m’avez permis de passer dans les rues de Copenhague. J’ai découvert la société danoise. J’ai réfléchi à la question des femmes en politique. J’ai compris des choses importantes en tant que citoyen européen. J’ai pris le temps de penser à la manière de mener de front une carrière professionnelle et une vie personnelle. Et je dois dire que j’ai vraiment aimé faire tout cela en votre compagnie Birgitte.

D’où mon blues du dimanche soir. J’ai le regard triste d’un enfant devant un arbre de Noël le lendemain du lendemain du jour où il a ouvert ses paquets. Pour être tout à fait précise, nous les séries addict avons souvent un regard encore plus désespéré. Nous, nous ne pourrons pas fêter Noël l’an prochain. Quand une série est terminée, c’est vraiment fini…

Une toute petite dernière chose, cela a vraiment été une erreur de prendre espagnol deuxième langue au lycée. J’aurais mieux fait de prendre danois. Cela m’aurait permis de vous exprimer ma gratitude convenablement. Tak (*) Birgitte.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

(*) Tak: Merci.

Cher président Bartlet

Il m’a fallu du temps avant de me résoudre à vous écrire. Jed (puis-je?) vous étiez un vrai défi pour moi. En effet, vous devriez avoir, et avez probablement déjà quelque part dans la blogosphère, sans même parler de l’univers, un site 100% « Jed Bartlet ». Alors, une simple lettre… Mais, parmi mes BFFF/Personnages préférés pour toute la vie à qui j’écris chaque semaine, vous êtes le boss. Ce qui est assez logique pour un ancien président des États-Unis d’Amérique dans la série « The West Wing ».

Pour comprendre à quel point vous nous manquez, même si vous êtes probablement en train de couler des jours heureux dans votre ferme du New Hampshire où vous donnez d’interminables leçons d’histoire aux promeneurs qui croisent le chemin de vos promenades, pouvez-vous SVP jeter un œil sur l’économie européenne? Oui, c’est effrayant. Et, oui, vous devriez envisager de vous porter candidat à un poste qui n’existe pas mais qui devrait être créé d’urgence: président des États-Unis d’Europe. En tant qu’ humaniste et prix Nobel d’économie, vous êtes fait pour le job. Et, je suis sûre que vos formidables conseillers de la Maison Blanche seraient ravis de vous accompagner dans cette mission parce qu’ils aiment quand les choses sont difficiles. Et, qu’en ce moment, rien n’est facile en Europe.

Je sais que vous en avez fini avec la politique et que le boulot de l’administration Obama ne doit pas vous déplaire mais, monsieur le président, pourriez-vous au moins venir passer le week-end avec votre femme Abbey de notre côté de l’Atlantique? Peut-être en France où certaines personnes ont décidé de faire un revival de la Révolution simplement pour empêcher d’autres citoyens qui vivent différemment d’obtenir les mêmes droits. Je sais, vous allez dire qu’elles n’ont aucune compétences en histoire. Mais vous, vous connaissez bien ces excités, vous avez rencontré les mêmes au cours de vos deux mandats à la Maison Blanche. Je suis certaine qu’avec l’aide de Toby et de toute votre dream team, vous seriez excellent pour les gérer. La place de la Concorde serait noire de monde pour vous entendre prononcer un formidable discours écrit par Sam Seaborn autour des valeurs « Liberté, Égalité, Fraternité ».

« Quoi d’autre? », diriez-vous immédiatement après cela en remontant dans votre véhicule. À part l’économie, pas grand chose. Mais, même au pays des Droits de l’homme, du vin et de Gérard Depardieu, c’est un dossier important. Merci de considérer ma requête, monsieur le président.

PS: si vous avez besoin que quelqu’un vienne vous cherchez à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, je me ferai un plaisir.
NB: mon mari me qualifie de « Bartlet groupie », j’ai peur qu’il ait raison…

La semaine prochaine sur ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

2 Réponses to “BFFF Weekly 63 : Jed + Birgitte because humanism is what we need”

  1. Laura 07/12/2015 à 21:03 #

    Que dire ? ça fait du bien de lire ce genre de texte …
    ça m’enlève un peu de cet air maussade que je traîne depuis dimanche soir.
    Et finalement vous m’avez fait sourire et rire 🙂 Merci beaucoup

    • Marianne Levy 07/12/2015 à 21:13 #

      Tout pareil : ( Merci beaucoup Laura d’avoir pris le temps de laisser ce commentaire, cela fait très plaisir ; )

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