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ILTVSW craque aussi pour/also loves…Treme

1 Déc

FRA/ENG

Donc, c’est la fin. Il en fallait une. Il y a une fin à chaque histoire. J’aurais tellement voulu que cela ne soit pas aujourd’hui. Ni demain. Ni cette année. Je sais, cela pourrait être les paroles d’une chanson de jazz médiocre. Mais, c’est le mieux que je puisse faire pour exprimer la mélancolie qui est la mienne. La dernière saison de la magnifique et puissante série Treme débute ce soir aux États-Unis et demain en France. Ce qui signifie que nous n’avons pas d’autres choix que celui de dire adieu à Antoine, Janette, Davis, Toni et tous ses personnages charismatiques, de dire au revoir à La Nouvelle Orléans.

Cela n’est pas chose aisée car David Simon et Eric Overmyer, les créateurs de la série, n’ont jamais caché que Treme était une lettre d’amour à la ville et à ses habitants. Un hommage à sa musique, un hommage aux musiciens. Un hommage à sa cuisine. Un hommage à sa culture. À son âme. À la force et au courage dont il a fallu faire preuve au lendemain de l’ouragan Katrina. Ils y sont tellement bien parvenus qu’ils se sont exonérés des règles de la dramaturgie. Les bons contre les méchants, ce n’est pas le sujet de Treme.

La série parle des gens. Des gens ordinaires et de leur quotidien. De la manière dont, ensemble, ils parviennent à améliorer les choses dans un monde où il n’y a pas d’autre option. Comme une allégorie de nos sociétés rongées par la crise, les doutes et les peurs. Du coup, cette proposition réaliste mais finalement optimiste fait chaud au coeur. Cinq épisodes pour dire au revoir, c’est sûr, cela ne sera pas suffisant.

Série made in US. Magnifique et puissante. Potentiel BFFF : total. À regarder pour aimer, pour sourire, pour pleurer, pour réfléchir.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

 

Titre/title: Treme (2010/2013)
Createur/Creator: David Simon/Eric Overmyer
Maths: 4 saisons/seasons
Chaîne/Network: HBO/OCS city (en France)

So this is the end. Had to be one. There is an end to every story. Only wished it would not be today. Not tomorrow. Not this year. This could be the lyrics of a mediocre jazz song. But that’s also the best I can do to express my melancholy. The beautiful and powerful Treme is ending. Meaning we have to say goodbye to Antoine, Janette, Davis, Toni and all its charismatic characters and to the city of New Orleans.

It’s not easy because David Simon and Eric Overmyer, the creators of the show, made it clear from the beginning that Treme was their love letter to the city and its people. A tribute to music, to musicians. A tribute to its cooking. A tribute to its culture. To its soul. A tribute to the tremendous amount of strength and courage it took to start all over again after hurricane Katrina. They did so well that they managed to do without the rules of dramas. The usual bad guys VS good guys is not what you are going to find.

Because Treme is about people. Ordinary people. And the idea that ordinary people can together make things better and that there is no other option. An allegory of our world in times of crisis, doubts and fears. This is probably the reason why this realistic and yet optimistic TV show feels so good. Five episodes to say goodbye will sure not be enough…

Made in the US TV show. Beautiful and powerful. BFFF potential : total. To watch to love, to smile, to cry, to think.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

ILTVSW craque aussi pour/also loves… Top of the lake

3 Nov

FRA/ENG

Bonne nouvelle. La semaine de la chance commence demain. C’est le moment où jamais de parier, à l’occasion d’un diner en ville, qu’une série télévisée peut constituer une forme d’art. Ce coup de chance, vous le devez à une femme très talentueuse. Avec Top of the lake, ce jeudi sur Arte, Jane Campion signe une perturbante, puissante et magnifique série télévisée. Trois preuves que l’art peut surgir du petit écran.

Sur les pas de Robin Griffin – Elisabeth Moss – un détective qui recherche Tui, une jeune fille de douze ans enceinte et portée disparue dans la nature sauvage néo-zélandaise, la réalisatrice ne nous raconte pas une histoire de flics de plus. Elle explore la solitude qui peut ronger les êtres humains et questionne leur capacité à survivre malgré la rudesse des obstacles méthodiquement placés par l’existence. Sommes-nous au moins capables de cela? Il n’y aura pas de réponse. Mais de nombreuses questions surgiront le long du chemin.

Top of the lake propose presque un aller simple. On ne ressort pas tout à fait indemne de ce voyage émotionnel télévisuel. L’écriture intelligente de Jane Campion associée à Gerard Lee, sa réalisation splendide, le talent incroyable de ses acteurs et la beauté à couper le souffle des paysages néo-zélandais expliquent tout. Pari gagné d’avance, on vous dit.

Série made in New Zealand. Perturbante et intéressante. Potentiel BFFF : total. À regarder : pour trembler, pour réfléchir, pour pleurer.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

 

Titre/title: Top of the lake (2013)
Créateurs/Creators: Jane Campion, Gerard Lee
Maths: 1 saison/season 6 épisodes
Chaîne/Network: Arte

Good news. Starting tomorrow, it’s easy bet week. Attending your next dinner, no chance of losing if you defy the others guests to prove TV cannot be an art form. You might want to thank a very talented woman for this lucky break. With Top of the lake, this thursday on Arte, Jane Campion makes a disturbing, powerful and beautiful television show. Three serious evidences that art has something to do with it.

Following the footsteps of Robin Griffin – Elisabeth Moss – a detective looking for Tui, a missing twelve years old pregnant little girl in the wilderness of New Zealand, the director is not telling another crime story. She is exploring the loneliness of human beings and questioning their ability to survive despite the harshness and the obstacles of life. Can people even do that? There will be no answer. But a lot of questions along the way.

Top of the lake is very much like a one-way trip. No one can easily come back from this emotional TV journey. Thanks to Jane Campion and Gerard Lee intelligent writing, her stunning filming, the incredible talent of her actors and the breathtaking beauty of New Zealand landscape. Told you, an easy win.

Made in New Zealand TV show. Interesting and perturbing. BFFF potential : total. To watch to freak out, to think, to cry.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.