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ILTVSW summer break 2015 !

26 Juil

FRA/ENGLISH

 

Miami Mood – Ballers © HBO

Chers sériephiles,

C’est la pause d’été pour I love TV so what ? Le blog sera de retour le dimanche 14 septembre avec ses BFFF et des invités… Je suis très curieuse de savoir si, comme moi, vous avez craqué pour The Honorable WomanBallersGrace and Frankie et éclaté de rire devant certaines scènes de Sense8

Ou aimé les mêmes personnages …

Ani … BFFF Weekly 58: Life sucks again but it might end up great
Rodrigo … BFFF Weekly 57: It started like a rebound …

Et, enfin, je ne résiste pas au plaisir de réinviter de grands auteurs Bruno Gaccio, Steve Levitan & Hugo Blick.

Bel été à vous tous !

 

Dear series addicts,

It’s summer blog break for I love TV so what? The blog will be back Sunday September 14th with its BFFF and guests … Meanwhile, I would  be happy to know if you shared my crush for The Honorable Woman, BallersGrace and Frankie and LOLed in front of some scenes from Sense8.

Or loved the same characters …

Ani … BFFF Weekly 58: Life sucks again but it might end up great
Rodrigo … BFFF Weekly 57: It started like a rebound …

Finally, I can’t resist the pleasure to share again my interviews with great creators Bruno Gaccio, Steve Levitan & Hugo Blick.

Have a great summer !

ILTVSW guest star (VF) : Hugo Blick créateur de The Honorable Woman

12 Juil

Hugo Blick est le scénariste, réalisateur et producteur de The Honorable Woman diffusée sur Canal Plus en France.

ILTVSW a eu la chance de discuter avec le créateur britannique de son passage de la comédie au thriller, de la défense de l’intégrité de ses histoires et de Le Caravage.

ILTVSW. The Honorable Woman est un thriller. C’est un genre masculin mais vous avez choisi de raconter des héroïnes, cela a-t-il été un challenge difficile à relever ?
Hugo Blick. Traditionnellement, le thriller est un genre dominé par un héros masculin qui, pour atteindre le but que l’auteur lui a donné, doit combattre toutes sortes d’obstacles et triompher à la fin à la manière d’un héros grec. J’ai trouvé qu’il était très intéressant de l’aborder à travers une perspective féminine car la manière dont les personnages féminins abordent les problèmes qu’elles affrontent est très différente. Cela offrait de la nuance à mon histoire et cela m’a donc aidé à la raconter.

ILTVSW. Vous avez créé des personnages féminins incroyablement puissants … Écrire des femmes, c’était nouveau pour vous ? 
Hugo Blick. Non, dans le passé, j’ai écrit des comédies pour les femmes. D’ailleurs, l’une d’entre elle Sensitive Skin fait l’objet d’un remake aux États-Unis à l’initiative de Kim Cattrall. Donc, j’ai déjà écrit pour les voix féminines. Puis j’ai écrit The Shadow Line qui était, au contraire, très noire et dominée par les personnages masculins. Avec The Honorable Woman j’ai eu envie de marier ces expériences. D’écrire un thriller pour des femmes.

Seules comptent l’idée et l’histoire

ILTVSW. La majorité des auteurs stars sont spécialisés dans un genre, comment avez-vous abordé le passage de la comédie au thriller ?
Hugo Blick. C’est, en effet, un parcours assez rare notamment dans mon pays mais c’est réellement ce qui provoque mon intérêt. J’écris, je réalise et je produis. Je consacre près de trois ans à concrétiser un projet de l’ampleur de The Honorable Woman. Les seules choses qui comptent pour moi sont donc l’idée et l’histoire. Et si l’idée est mieux développée sous forme de comédie, je choisirais la comédie car elle sera l’outil le plus utile. Les enjeux soulevés par la Palestine et Israël auraient probablement pu être abordés sous forme de comédie mais pour mon projet, j’avais besoin d’utiliser le drama. Sa structure était plus pertinente car elle offrait une voix plus efficace à mon idée.

ILTVSW. Vous affirmez que l’écriture est la partie la plus difficile de votre travail, pensez-vous que c’est un savoir-faire qui s’apprend ?
Hugo Blick. Quand j’ai débuté, j’avais l’instinct de la comédie et grâce à cela, j’ai eu l’opportunité d’apprendre l’art du cinéma. Cela m’a permis de gagner en confiance et offert la possibilité avec la maturité d’aborder des sujets plus importants comme ceux que The Honorable Woman explore. Donc, oui je pense que l’on peut apprendre et continuer d’apprendre pendant tout notre parcours artistique.

ILTVSW. The Honorable Woman est extrêmement complexe, comment avez-vous réussi à ne pas perdre le cap durant l’écriture ?
Hugo Blick. Je passe environ quatre à cinq mois à penser à mon histoire. Ensuite, j’accroche un grand tableau blanc sur le mur de mon bureau et j’y écris presque comme une formule scientifique le scandale qui a permis à mon histoire d’exister. Souvent les scandales sont très simples lorsqu’ils éclatent. Ce sont les tentatives de dissimulations qui font leur complexité.  Mon histoire débute par la dissimulation et puis mes scripts remontent le fil jusqu’à l’origine du scandale. Ils empruntent le chemin que les personnages ont besoin d’explorer. C’est comme cela que j’arrive à garder mon cap dans mon histoire. C’est un système assez complexe.

The Shadow Line

ILTVSW. L’isolement semble être un élément très important dans votre écriture …
Hugo Blick. C’est exact. L’isolement m’intrigue. Particulièrement dans The Honorable Woman mais c’était déjà le cas dans The Shadow Line. Nessa Stein est vraiment en état de choc dans la première moitié de son histoire et elle est totalement isolée malgré l’opulence du monde dans lequel elle vit. Elle est en état de choc en raison des choses qui lui sont arrivées dans le passé. Nous y revenons au milieu de la série. Nous sommes donc témoins de son isolement psychologique et physique. C’est un facteur très propice à l’exploration des personnages. Et je suis convaincu que ce facteur m’aide aussi à raconter la grande histoire. Les grands enjeux qui entourent les personnages sont exploités à travers eux.

ILTVSW. La série a huit épisodes, pourquoi avoir fait ce choix ? Comment saviez-vous que c’était le bon nombre ?
Hugo Blick. Je ne le savais pas. La BBC a été très généreuse et m’a offert entre six et dix épisodes. Finalement, cela a été huit épisodes. Je crois que la longueur est la bonne. Je pense que c’est d’ailleurs la structure que j’adopterai pour mon travail à venir. True Detective a huit épisodes aussi. Oui, huit, c’est bien.

Sur le plateau, je souffre d’amnésie 

ILTVSW. Pensez-vous à la réalisation lorsque vous êtes en écriture ? 
Hugo Blick. Non. Je me concentre sur l’histoire. Même si je sais qu’au moment où je poserai mon stylo, j’aurais déjà pensé à des scènes mais cela ne sera pas un plan directeur. J’ai tendance à développer uniquement sur ce que j’ai envie de tourner ensuite. Mais l’écriture n’est pas une exploration de la réalisation. J’explore l’idée avant de l’écrire puis l’écriture à proprement parler sera la partie dont le réalisateur va se saisir.

ILTVSW. Vous êtes le scénariste et le réalisateur de tous les épisodes, vous arrive-t-il d’être en conflit avec vous-même?
Hugo Blick. Absolument. Sur le plateau, je souffre d’amnésie. J’ai oublié les détails du script. Mais mon âme connait le courant électrique qui traverse chaque scène. Ce courant qui traverse toute l’histoire. Une scène n’est que le véhicule de cette électricité. D’ailleurs, si elle ne la comporte pas, elle devrait disparaitre de la série. Peu m’importe comment ce courant électrique traverse que cela soit grâce à  la performance, au design ou l’éclairage, il faut qu’il existe. Il m’arrive d’ailleurs de m’enthousiasmer quand deux acteurs interprètent une scène. Je me dis que ce qu’ils m’offrent est formidable et qu’ils l’ont improvisé. En fait, ils ont juste appris un texte qui était écrit mais comme ils sont géniaux, ils donnent l’impression d’y avoir tout juste pensé.

ILTVSW. Quel réalisateur êtes-vous ? Comment travaillez-vous sur le plateau ?
Hugo Blick. Je ne répète pas du tout. Je rencontre donc les acteurs principaux qui espèrent jouer dans la série et je passe du temps avec eux. J’observe leur fonctionnement et je cherche la résonance avec le personnage. Si j’y vois un mariage possible, j’essaye de les laisser tranquille afin de leur permettre de trouver le rythme de leurs personnages. Cela évite qu’ils enfilent leurs personnages. J’ai la conviction que plus les acteurs sont près d’eux-mêmes sur un plateau, plus ils sont translucides et laissent jaillir leurs personnages à travers eux. C’est un processus fascinant à observer. C’est pour cette raison que j’essaye d’établir un climat de confiance absolue et de sécurité. Je pense que cela traverse l’écran.

Maggie Gyllenhaal & Hugo Blick

ILTVSW. Comment parvenez-vous à établir ce climat de confiance ?
Hugo Blick. En laissant les acteurs être eux-mêmes. En n’interrompant pas constamment leurs tentatives d’exploration. Je pense qu’ils doivent faire ce qui exprime le mieux le besoin du personnage dans la scène. Du moment que ce besoin est identique à celui qui a été écrit, ce qui permet au courant électrique de traverser la scène et, donc, de remplir son rôle. Peu importe, comment cela est exprimé. L’acteur a besoin de sentir cette liberté et moi, je suis là pour protéger ce courant électrique et encourager l’acteur à exprimer la vérité.

ILTVSW. La série est magnifiquement réalisée, comment l’avez-vous conçue ?
Hugo Blick. Je ne prépare pas beaucoup. Je ne fais pas de storyboard. Je ne m’intéresse pas beaucoup au mouvement de la caméra. Je pense que les gens dans l’espace et leurs déplacements sont extrêmement intéressants. Ce qui m’intéresse réellement c’est de choisir l’angle qui permettra d’observer ce mouvement. Pourquoi se mettre sur le chemin de la performance si elle est fluide et que l’angle d’observation est très fort ? Je n’aime donc pas intervenir beaucoup. Cela permet une certaine esthétique et une certaine stabilité qui me plaît.

ILTVSW. Pouvez-vous nous parler de votre méthode ?
Hugo Blick. Dans la vie d’un réalisateur, avec la maturité, il arrive un moment à partir duquel vous n’êtes plus influencé consciemment par le travail d’un autre mais uniquement par l’histoire que vous voulez raconter. Je pense avoir atteint ce point avec The Honorable Woman. En ce qui concerne ma méthode de travail, je commence souvent avec le compositeur. Je suis un fervent adepte du « less is much much more ». Quand il y a douze notes, je dis : « Gardons en six ! » Une aria de Bach est, pour moi, le morceau de musique parfait car il évoque tellement en utilisant si peu. Ma ligne directrice est donc de me concentrer sur l’essentiel en évitant l’excès d’informations. J’espère que ce parti pris donne une certaine beauté à mon travail car j’essaye vraiment de me débarrasser de l’inutile.

Je me considère réalisateur comme d’autres se voient peintres

ILTVSW. La photo est très sophistiquée et singulière, comment l’avez-vous mise au point ?
Hugo Blick. Je pense qu’un cadre qui laisse de la place à la noirceur montre aux humains où se focaliser, où penser. Cela permet, aussi, à la scène de dégager de la peur même si rien dans le jeu ou le script ne suggère cela directement. Pour vous donner une influence, je peux citer Le Caravage, par exemple.

ILTVSW. Votre triple casquette, auteur, réalisateur, producteur, est-elle le seul moyen de préserver votre vision d’artiste? 
Hugo Blick. Oui. Je me considère réalisateur comme un autre artiste se considérerait peintre. Je ne produis qu’une toile de temps en temps. J’ai donc une relation très personnelle et profonde avec la réalisation et pas simplement le désir de faire des films. Le désir de raconter une histoire bien particulière me hante pendant tout le processus de construction c’est-à-dire trois ans au moins … Quand j’ai terminé un projet, il me faut trouver une autre histoire et la rendre intimement personnelle.

I

Maggie Gyllenhaal, Hugo Blick, Janet McTeer

ILTVSW. Comment obtenez-vous le feedback si précieux dans le processus créatif ? 
Hugo Blick. D’abord, vous racontez à vos collaborateurs ce qu’est la série et ce qu’elle n’est pas. Ensuite, pendant toute la phase de montage, on reçoit de nombreux avis très utiles d’investisseurs, de producteurs et de producteurs exécutifs et j’aime les écouter. Je les intègre car chacun essaye de créer la même histoire. Les problèmes surviennent lorsque chacun prétend essayer de créer la même histoire mais essaye en fait de raconter quelque chose d’autre. C’est la raison pour laquelle en pré-production nous travaillons beaucoup sur cet aspect. Cela permet de formidables collaborations.

ILTVSW. Trouver une nouvelle histoire au terme d’un chemin si intense et si long doit être compliqué ? 
Hugo Blick. Ce qui a été différent avec The Honorable Woman c’est sa dimension internationale. La longue aventure vécue par la série m’a déconcentré. Mais cela a été formidable, je ne me plains vraiment pas. Une nouvelle histoire, c’est comme une démangeaison que l’on arrive pas à calmer. Une histoire qui doit être racontée. J’ai donc besoin de le faire. Je pars pour le Rwanda pour en savoir plus et faire des recherches. J’ai le sentiment de connaître déjà cette histoire et j’ai vraiment hâte d’être sur la ligne de départ.

Titre : The Honorable Woman (2014)
Créator : Hugo Blick
Cast : Maggie Gyllenhaal, Stephen Rea, Andrew Buchan, Lubna Azabal, Janet McTeer.
Chaînes : BBC 2 & Sundance TV, Canal Plus (France)

© 2015 ILTVSW – la reproduction partielle ou intégrale de cet entretien n’est pas légale sans l’accord préalable de ILTVSW.

La semaine prochaine sur ILTVSW … la summer pool party 2015 avec mes amis et confrères blogueurs. Maillot de bains obligatoire.

ILTVSW guest star (VO) : Hugo Blick creator of The Honorable Woman

5 Juil

Hugo Blick is the writer, director and producer of The Honorable Woman now airing in France.

ILTVSW was lucky enough to talk with the British artist about jumping from comedy to thriller, keeping the integrity of the story with a pulse of electricity and Caravaggio.

ILTVSW. The Honorable Woman is a thriller. It is a masculine genre but you went for women heroes, was it a difficult challenge ?
Hugo Blick. Traditionally thriller genre is dominated by a masculine hero and in order to succeed in which ever goal he is been given in the story he must battle all the opposition and triumph at the end like a traditional greek hero. So it was really interesting to bring a female perspective to the thriller genre because the way the female characters solve the obstacles that they have to face was very different. That provided nuance to the story and I think it helped the argument to be made.

ILTVSW. You have created incredibly powerful female characters … Writing women was it something new for you ?
Hugo Blick. At some point in the past I have written a number of comedies for women. One is just being remade now in the US by Kim Cattrall Sensitive Skin. So I have written for the female voice in the past. And then I made a piece called The Shadow Line that has a very noirish style to it and was very dominated by masculine voices. With The Honorable  Woman I was keen to marry the two experiences that I had had. One with writing for women and the other writing thriller genre. It provided an opportunity to do that.

It is all about the story and the idea

ILTVSW. Most of the time A-list writers are specialized in a genre, how do you deal with jumping from comedy to thriller?
Hugo Blick. That journey has been unusual and it’s been remarquable in my country but it really is the thing by which I am becoming interesting in. I write, direct and produce so it takes me up to three years to achieve a big project like The Honorable Woman. So it is all about the story and the idea. And if the idea is best expressed through comedy, it must be comedy because I found it the most useful tool. The issues surrounding Palestine and Israel probably could be dealt with by a comedy in some way I am sure but for me it definitely needed a drama for its structure and that’s why I went for it because it was the most efficient voice for the argument.

ILTVSW. You said that the writing part of your job was the hardest one, do you believe in learning it as a craft ?
Hugo Blick. When I started out, I had the instinct of comedy and because I had it, it gave me the opportunity to learn the craft of filmmaking. So as I grew in confidence my ability to tackle the bigger subjects that The Honorable Woman perhaps explores came with that maturity. So yes, I think you do have an opportunity to learn your craft as you go through your journey.

ILTVSW. The Honorable Woman is a very complex piece of storytelling, how do you manage not to get lost during the writing ?
Hugo Blick. I spend about four or five months thinking about the story and then I have a large white board which I nail to the wall of my office and I write down almost like it is a scientific formula the scandal that has caused the story to exist. Often scandals when they start are very simple. It is the attempt to cover up the scandal which makes the complexity. By the time I get to the cover up of the scandal is where my story begins and that is where the scripts go through and then my scripts go back through time and get to the head of the scandal and they do it by the exploration that the characters need to pursue. That’s how I find my way through the script. It is quite a complex system.

The Shadow Line

ILTVSW. Isolation seems to be a very important element in your writing …
Hugo Blick. Yes I am intrigued by that. Particularly in The Honorable Woman but it was present in The Shadow Line as well. Nessa Stein is really in shock in the first half of her story and she is completely isolated despite the world that surrounds her and its opulence. But she is in shock because of the things that happened to her in her past and then eventually half way through the show we return to her past and see what it is. So we see both mental isolation and physical isolation. That’s where I think the most intriguing exploration of characters can exist. And I think it assists me in the personification of the big story, the big issues that surround our characters are drilled into only through them. And that’s why I do it.

ILTVSW. The show has eight episodes, why did you go for this specific length ? How did you know it was the right number?
Hugo Blick. I didn’t actually. BBC was very generous and they said it could be more than six episodes and less than ten. It just came in at eight. I think it was a good length and I might look to pursue an eight parts structure in the futur. True Detective was eight parts as well. I think eight is a nice one.

On the floor, I have amnesia

ILTVSW. During the writing process do you think about the directing ?
Hugo Blick. No, I don’t. It is just about the story. However I know that by the time I put pens and paper I have already thought about the scenes and it won’t be a blueprint to myself. I kind of only work out what it is I will be wanting to shoot. So the writing is not an exploration of the shooting, I explore the idea before I write it down and than the writing down is the bit that the director will pick up.

ILTVSW. Being the writer and the director of all the episodes do you sometimes are in conflict with yourself ?
Hugo Blick. Definitely. On the floor, I have amnesia. I have forgotten the details of the script. What I know in my soul on every scene is what I said before, the pulse of electricity. One pulse of electricity travels through the all story no matter where it is and if it isn’t there a scene shouldn’t be there. The scene is only a system to travel this pulse of electricity from one side of it to the other. I don’t mind how it has traveled through performance, design, lighting … If all of that is helping then I am happy. Sometimes when I ear two actors expressing something I go : « That sounds great ! » and think it is improvised. It turns out that in fact it has been previously written and that they learned their lines and being brillant actors they appear to make it seem just as if they just thought of it.

ILTVSW. What kind of director are you ? How do you work on your set ?
Hugo Blick. I don’t rehearse at all. So I meet with the significant performers that hope to play any role and usually what I would do is just spend time with them. I see the way which they kind of function and I am thinking will that relate to the character ? If I see there will be a mariage there usually what happens is that on the set I leave the actors alone as much as possible so that they can find the rhythm of their characters for themselves. I feel that unlike wearing a character if the actors can come as close to themselves that they possibly could be on set, in fact what happens is they sort of become translucid and the character springs through them. That is a very interesting thing to witness. So what I do on set is to hopefully create an environment of complete confidence and security for the actors and their performances so that they have that confidence to pursue it. I think that shows on the screen.

Maggie Gyllenhaal & Hugo Blick

ILTVSW. How do you manage to create confidence ?
Hugo Blick. By letting them be. By not always interrupting what they are trying to explore. I think they should do what best express is the character need within a scene. As long as that need is the same that has been written so there is like a pulse of electricity that passes through a scene, and that is the sort of argument of the scene, as long as that remains the same as the script, how it is expressed can change. And the actor needs to feel that liberation and I am there to protect that pulse of electricity and to encourage the actor to tell the truth.

ILTVSW. The show is beautifully shot, how did you work it out ?
Hugo Blick. I don’t do a lot of preparation. I don’t plot out or storyboard or anything. I don’t much care to move the camera too much. I think that people in space are extremely interesting as they move through space so choosing the angle so we can witness that movement is the paramount interest to me. Why get in the way of it if the performance is really fluid and the angle to witness is really strong ? So I don’t like to intervene too much. And it gives it a certain look and a certain stability I think which I certainly enjoy.

ILTVSW. Can you tell us about your methodology ?
Hugo Blick. In a certain time in a filmaker’s life you reach a maturity of filmmaking where you kind of aren’t influenced consciously by anybody other than the story you wan’t to tell. I think I have reached that point with The Honorable Woman. However as a method of work I might start working with the composer who makes the soundtrack. I think less is much much more. Sometimes it has twelve notes and I say I will have six. For me a Bach piano aria is probably the most perfect piece of music you can ever ear because it evokes so much actually using so little. So as much as possible I like to be essential not guided with extra information. So I hope that what gives it a certain kind of beauty because I am trying to strip out what isn’t necessary.

I consider myself a filmmaker in a way that someone else might consider himself a painter

ILTVSW. The photography is very sophisticated and singular how did you come up with it ?
Hugo Blick. I believe that a frame that have darkness shows the humans where to focus, where to think. It also gives a sense of fear into a scene even if is the acting and the script aren’t directly suggesting it. To give you an influence definitely Caravaggio is one of them.

ILTVSW. You write, direct and produce, is it the only way to preserve your vision as an artist ?
Hugo Blick. Yes. I consider myself a filmmaker in a way that someone else might consider himself a painter. I just do one painting every few years. So it is more a very deeply personal relationship with the craft and medium of filmmaking that I do as opposed to the desire just to make films. I have the desire to tell a specific story which haunts me for the three years of its construction and then I have to go find another story I need to make deeply individual to me.

I

Maggie Gyllenhaal, Hugo Blick, Janet McTeer

ILTVSW. How do you get the feedback that is so precious in the creative process?
Hugo Blick. You tell your collaborators what the show is and what it is not. During the editing of the show I have a lot of feedback from all the investors, producers and executive producers that are really valuable and I love to ear them. They are incorporated because everybody is trying to make the same story. Problems emerge when everybody pretends they are making the same story but in fact they are trying to make something else. There is a lot of preparation in preproduction so that everybody who is invested in this piece of filmmaking is invested in the same story. And then it is going to be great as a collaboration.

ILTVSW. Finding a new story after such an intense and long ride must be difficult ?
Hugo Blick. I have find a new story that I am really keen to get on with. The thing that I have find unusual with The Honorable Woman is it has been an international story that on the other hand I find myself distracted by the long tale of the show. But it is a good place to be, I am not really complaining. The new story you build it up. It is a itch that just can’t be easily scratched. It is a story that has to be told. So I have to tell the next story. I am in pursuit of what that is and next week I go off to Rwanda and start to do the research on it. I kind of know what it is and look forward to starting line.

Titre : The Honorable Woman (2014)
Creator : Hugo Blick
Cast : Maggie Gyllenhaal, Stephen Rea, Andrew Buchan, Lubna Azabal, Janet McTeer.
Networks : BBC 2 & Sundance TV, Canal Plus (France)

© 2015 ILTVSW – not to be reproduced without a prior authorization from ILTVSW

Next week in ILTVSW … The French version of the interview.

ILTVSW best Best Fiction Friend Forever fall/winter 2014

14 Déc

FRA/ENGLISH

Chers sériephiles,

C’est la pause de Noël pour I love TV so what ? Le blog sera de retour le dimanche 18 janvier avec un nouveau BFFF/Personnage préféré pour toute la vie. Une petite idée ? En attendant, pourquoi ne pas participer à l’élection du meilleur BFFF automne/hiver 2014. Vous pouvez voter en utilisant le formulaire contact ci-dessous.

Je suis également très curieuse de savoir si, comme moi, vous avez craqué pour P’tit QuinquinThe Affair ou Black-ish ou éclaté de rire devant certaines scènes de Marco Polo.

Et, enfin, je ne résiste pas au plaisir de réinviter un auteur américain de comédie et deux créateurs français de drama Greg Poehler, Bruno Nahon et Rodolphe Tissot.

Joyeuses fêtes !

 

The great people of The West Wing © NBC

 

Happy Holidays !

 

Dear series addicts,

It’s winter blog break for I love TV so what ? The blog will be back Sunday January 18th with a new BFFF/Best fiction friend forever. Take a guess. Meanwhile, you can vote for the best BFFF fall/winter 2014. Using the contact form below.

I would also be happy to know if you shared my crush for The Affair or Black-ish and LOLed in front of some scenes from Marco Polo.

Finally, I can’t resist the pleasure to share again my interviews with an American comedy author and two French drama creators Greg Poehler, Bruno Nahon and Rodolphe Tissot.

 

ILTVSW special guest star : Greg Poehler
ILTVSW special guest stars : Bruno Nahon et Rodolphe Tissot

 

Votre/Your BFFF  

 

Polly … BFFF Weekly 51: This is a dream job request
Alicia … BFFF Weekly 50: Too good yet true
Will … BFFF Weekly 49: Almost isn’t good enough, right?
Libby … BFFF Weekly 48: Second chances should come by three
John … BFFF Weekly 47: The best is yet to come
Marin … BFFF Weekly 46: The bear factor

 

Votre/Your Vote

 

ILTVSW best Best Fiction Friends Forever spring/summer 2014 vote

29 Juin

FRA/ENGLISH

 

Si même Don va à la plage ... / If even Don goes to the beach ...

Même Don va à la plage … / Even Don goes to the beach …

 

Chers sériephiles,

C’est la pause d’été pour I love TV so what? Le blog sera de retour le dimanche 7 septembre avec ses BFFF et une nouveauté … En attendant, pourquoi ne pas participer à l’élection du meilleur BFFF printemps/été 2014. Vous pouvez voter en utilisant le formulaire ci-dessous.

Bel été à vous tous !

 

Dear series addicts,

It’s summer blog break for I love TV so what? The blog will be back Sunday September 7th with its BFFF and something new … Meanwhile, you can vote for the best BFFF spring/summer 2013. Using the contact form below.

Have a great summer !

 

BFFF spring/summer 2014

Louie … BFFF Weekly 45 : Are you a character for real (2)?

John & Dick … BFFF Weekly 44 : For you guys only

Abbey … BFFF Weekly 43: The awesome Abbey road

Daniel … BFFF Weekly 42 : Present is the present

Larry … BFFF Weekly 41: True friendship hurts … sometimes

Bill … BFFF Weekly  40: Without love where would we be now?

Peggy … BFFF Weekly 39: The girl & the ponytail & us

Cristina … BFFF Weekly 38 : Start smiling that’s what friends are for

Carmela … BFFF Weekly 37: Bangs bangs style

Thomas … BFFF Weekly 36: Not only for your eyes

Toni … BFFF Weekly 35: What a wonderful world … if we want

Mindy … BFFF Weekly 34: Be girly if you are a man

 

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