Tag Archives: Kyle Chandler

ILTVSW best Best Fiction Friends Forever Winter 2015

5 Avr

FRA/ENGLISH

Chers sériephiles,

C’est la pause de Printemps pour I love TV so what ? Le blog sera de retour le dimanche 10 mai avec … Une petite idée ? En attendant, pourquoi ne pas participer à l’élection du meilleur BFFF hiver 2015 ? Vous pouvez voter en utilisant le formulaire contact ci-dessous. A bientôt !

Je suis également très curieuse de savoir si, comme moi, vous avez craqué pour Togetherness, Gomorra, American Crime, Bloodline.

Et, enfin, je ne résiste pas au plaisir de réinviter trois créateurs de séries français Hervé Hadmar et Marc Herpoux (Les Témoins) et Arnaud Malherbe (Chefs).

Dear series addicts,

It’s Spring blog break for I love TV so what ? The blog will be back Sunday, May 10th with … Take a guess. Meanwhile, you can vote for the best BFFF winter 2015. Using the contact form below. See you soon !

I would also be happy to know if you shared my crushes for Togetherness, Gomorra, American crime, Bloodline.

Finally I can’t resist the pleasure to share again my interviews with three French drama creators Hervé Hadmar and Marc Herpoux (Les Témoins) and Arnaud Malherbe (Chefs).

Carol … BFFF Weekly 52 : Sorry really is the hardest word

Deacon … BFFF Weekly 53 : Because that’s what friends are for …

Jimmy … BFFF Weekly 54 : Friendship can be at first sight too

Claire … BFFF Weekly 55 : Satan wears dresses too 

Kimmy … BFFF Weekly 56 : Peanut butter > Tofu

Votre/Your Vote

ILTVSW pilot crush : Bloodline

15 Mar

FRA/ENGLISH

Certains affirment que les auteurs racontent toujours la même histoire. Obsédés par l’obsession de leur vie. La série Bloodline, lancée par Netflix le 20 mars, ne fournira pas d’argument à ceux qui pensent le contraire. Les frères Kessler et leur vieux complice d’écriture Daniel Zelman se demandent une nouvelle fois dans leur série : qui est le coupable ? en entraînant le téléspectateur dans un thriller à la temporalité explosée. Comme dans Damages, il y aura du sang, beaucoup de secrets … et vous et moi, nous demandant constamment : « Attends, elle a fait ça ? » « Non, c’est pas possible, pas lui, pas ça ! » À cause des bonds dans le temps qu’ils utilisent de nouveau pour raconter leur histoire. Mais, cette fois-ci, leur arène n’est pas un cabinet d’avocat, leur arène est la famille. Une famille. Les Rayburn.

Certains ne le disent pas mais le pensent très fort, nous, les téléspectateurs regardons encore et toujours les mêmes histoires. Obsédés par les enjeux universels que sont l’amour, la haine, la confiance, la trahison. Et le coach Taylor. C’est ce qui a probablement décidé les créateurs de la série à offrir à Kyle Chandler le rôle de John Rayburn. Shérif local et fils bien-aimé d’une famille qui possède un bout de paradis dans les Keys, en Floride. Dès les premiers instants, sa voix, au timbre chaleureusement caractéristique, nous donne l’agréable sensation, et l’espoir fou, de voir Mr T revenir. Les auteurs, ces coquins, ont rendu John Rayburn très semblable. Enfin, presque. Enfin, pas tout à fait. Trop tard, on est piégé !

En fait, John Rayburn serait plutôt un cousin de Eric Taylor. Le même genre de gars qui prend bien soin de sa famille. Mais comme sa famille doit faire face à des problèmes qui rappellent une autre partie du Texas, Dallas plus que Dillon, le couz’ prend finalement de mauvaises décisions. Comme si dans le monde des Kessler/Zelman un brave homme ne pouvait pas demeurer fidèle à sa ligne de conduite. Malgré son motto : Clear eyes, Full hearts, Can’t lose.

Et nous, nous plongeons dans Bloodline pour les mêmes raisons que nous regardions Friday Night Lights. La série nous rappelle combien nous ne sommes rien sans les autres. Mais adopte, pour le faire, un point de vue sombre. En nous montrant ce qui arrive quand une communauté est dysfonctionnelle. Les Rayburn peuvent bien vivre sur une île magnifique. Ils peuvent bien avoir beaucoup plus que Tami et Eric Taylor. Mais leur bout de paradis est pourri de l’intérieur. Il est aisé de deviner que ça n’a pas dû rigoler beaucoup à la table du dîner. Et que les amis des enfants n’étaient pas franchement bienvenus. Sombre endroit que le foyer des Rayburn.

Alors qu’il était extrêmement divertissant de regarder la brillante et folle avocate Patty Hewes détruire ses adversaires dans Damages, j’ai le sentiment que mon crush ne pourrait n’être que furtif pour Bloodline. Dans le monde fou d’aujourd’hui, la famille est l’ultime refuge. Et les personnages dans Bloodline, ressemblent tellement à cette part de nous-mêmes que nous n’aimons pas et passons notre temps à combattre qu’ils ne nous offrent pas la distance distrayante que nous procuraient le méchant JR ou la naïve Sue Ellen. Ils sont si basiquement faibles, médiocres ou bousillés qu’on ne peut pas exclure qu’ils fassent naître, chez certains d’entre nous, une énorme envie de (re) commencer FNL.

La semaine prochaine sur ILTVSW … Oups, pas encore tranché, désolée.

 

© Netflix

© Netflix

 

Titre/Title : Bloodline
Créateurs/Creators : Glenn Kessler, Todd Kessler, Daniel Zelman
Cast : Kyle Chandler, Ben Mendelsohn, Linda Cardellini, Sam Shepard, Sissy Spacek, Chloë Sevigny.
Maths : 1 saison/season
Chaîne/Network : Netflix

They say writers keep telling the same story over and over again. Obsessed by their lifetime’s obsession. Bloodline, debuting March 20 on Netflix, will not prove wrong those who think that way. The Kessler brothers with their longtime writing buddy Daniel Zelman are doing a whodunit back and forth thriller again. Like in their previous show Damages there will be blood, a lot of secrets and you and me constantly wondering : « Wait, she did that ? » « No, come on, he did not ! » Because of the flash forward mode of story telling they are using again. But this time their arena is not the workplace. Their arena is the family. A family. The Rayburn family.

They don’t say but they know that, we, viewers keep watching the same stories over and over again. Obsessed by universal issues such as love, hate, trust, betrayal. And coach Taylor. That’s probably what led the creators to cast Kyle Chandler for the part of John Rayburn. Local sheriff and beloved son of a family that owns a piece of paradise in the Florida keys. From the very beginning of the show, we have the comfort feeling, and the foolish hope, that we are going to get the chance to spend time again with mister T. The writers have made John Rayburn very much coach Taylor-ish. Almost. Not really. Too late, we are hooked.

In fact, John Rayburn is more of a cousin of Eric Taylor. The same type of guy who takes good care of his family. But because of family’s issues that remind us of another part of Texas, Dallas much more than Dillon, he finally makes wrong decisions. Just as if in the Kessler/Zelman’s world a good man couldn’t win not even when he has clear eyes, a full heart and is convinced that he can’t lose.

And we watch Bloodline for the exact same reason we watched Friday Night Lights. It reminds us how important it is to count on each other. But it does it in a dark way. Showing us what happens when the community is dysfunctional. The Rayburn may live on a beautiful island. They may have a lot more money than Eric and Tami Taylor. But their piece of paradise is rotten from the inside. We can easily guess that there were no happy family dinners when the siblings were kids. The door wasn’t probably open to their friends. The Rayburn household was a dark place.

As much as it was fun to follow crazy and brilliant Patty Hewes, the devilish lawyer, destroying her opponents in Damages, we have the feeling that our crush may not last for Bloodline. In our messy world, family is the ultimate shelter. And the characters of Bloodline look so much like the parts of us that we don’t like and keep fighting, meaning no one in the show is JR bad or Sue Ellen naive but just regular weak and mediocre or fucked up, that some of us might just prefer to watch FNL all over again.

Next week in ILTVSW … Oops, not decided yet, sorry.

BFFF Weekly 30: When a woman tries to be a good man

2 Fév

Cher coach

FRA/ENGLISH

La vie est trop courte, la plupart du temps. C’est pour cette raison que nous, êtres humains, ressentons toujours le besoin d’expérimenter de nouvelles choses (au fait, l’iPhone 17, c’est pour quand?) et pour, les plus téméraires d’entre nous, vivre nos fantasmes. J’appartiens à la seconde catégorie. Un nombre incalculable de femmes accepterait une blind date à la seule condition que vous Eric Taylor, de la série Friday Night Lights, soyez celui qui attend derrière la porte – même si la probabilité est élevée que la marque de votre déo soit Mennen. Je ne leur jetterai pas la pierre. Tout a été écrit, il y a un moment déjà, sur l’homme, la femme et la pomme. Mais, mon fantasme est différent. J’ai beaucoup trop de respect pour Mrs T, votre extraordinaire épouse. Vous êtes mes Tamric. Bien plus sexys que les Brangelina.

C’est vrai, coach Taylor, vous signifiez tellement plus pour moi, vous êtes l’un de mes BFFF/Personnages préférés pour toute la vie à qui j’écris chaque semaine. Mon rêve, à moi, c’était de passer une journée dans vos baskets. D’être un homme bien. J’ai essayé vendredi dernier et, croyez-moi, tout le monde n’en est pas capable.

A 7 heures du matin, j’ai dit non à mes Stilettos, tenté puis renoncé à l’étape du rasage, attrapé un maillot des Dillon Panthers dans mon dressing, changé d’avis et mis celui des Lions, enfilé un short, des lunettes de soleil et une casquette. Ensuite, j’ai dit au revoir à ma famille. Je ne sais pas bien si mon amoureux a été gêné par ma tenue ou parce que je lui ai lancé: « Passe une bonne journée, bébé » et laissé gérer les joies uniques des truc d’enfants avant l’école.

C’est alors que le réel challenge a commencé. Être un homme bien comme vous, Eric Taylor, suppose d’essayer sincèrement de donner une chance à tout le monde. Ce n’était déjà pas simple sur le terrain de football de la petite ville de Dillon, Texas. Votre approche humaniste est devenue un cauchemar sur la ligne 13 du métro parisien. Parce que vous êtes presque un gourou de vie pour moi, je savais que la seule manière de rendre le trajet supportable c’était de nous conduire comme une équipe. Donc, j’ai crié : « Écoutez les gars, si nous voulons que ça marche, nous devons être capable d’analyser, d’être stratégique et de planifier ». Les gens ont d’abord cru que j’allais leur réclamer de l’argent, ils étaient OK sur le principe, même s’ils regardaient ailleurs. Puis, ils ont réalisé que je leur proposais réellement d’être concernés les uns par les autres. 3 secondes plus tard, je devais montrer mes papiers d’identité à la police.

J’avais été dénoncée. J’ai raconté mon expérience au policier. Il a murmuré à mon oreille: « Clear eyes, Full hearts, Can’t Lose ». Ensuite, il a dit: « J’aurais choisi Buddy Garrity car sa vie a l’air plus drôle ». J’allais répondre: « Connard » mais je me suis souvenue de votre philosophie du respect et j’ai répondu: « C’est un peu vieux jeu comme point de vue ». Il a dit: « OK ». J’ai dit: « Bye ».

J’étais tellement fière. La magie Eric Taylor avait finalement fonctionné. Je n’avais pas renoncé. Tout au long de cette expérience pénible, je m’étais dit: « Concentre-toi sur le voyage et non sur la destination ». Et, quand les choses étaient devenues moches dans le wagon, je m’étais hurlée à moi-même: « Allez, babe! »

Quand je suis rentrée à la maison, ce soir-là, j’ai attrapé une bière dans le frigo, j’ai allumé la TV, je me suis assise sur le canapé familial et j’ai demandé gentiment ce qu’il y avait pour le dîner. Pour toute réponse, j’ai eu le droit à un étrange regard, un peu le même que celui de Jack Nicholson dans Vol au-dessus d’un Nid de Coucou. Tristement, j’ai enlevé ma casquette. Pour toujours.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

Kyle Chandler/Coach Eric Taylor

Titre/Title: Friday Night Lights  (2006-2011)
Créateur/creator: Peter Berg
Cast: Kyle Chandler (Eric Taylor)
Maths: 5 saisons/seasons
Chaîne/Network: NBC

Dear coach

Most of the time, life is too short. As a consequence, we human beings constantly fell the need to experience news things (any news of the iPhone 17?) and, for the boldest among us, live our fantasy. I am the second category type. Countless women would go on a blind date at the sole condition that you Eric Taylor, from the TV show Friday Night Lights, would be the one waiting for them behind the door – even if there is a good chance that your deo is a Mennen. I will not be the one to blame them. Everything has been written a while ago about a man, a woman and an apple. But my own fantasy is not theirs. I have too much respect for Mrs T your wonderful wife. You are my Tamric. Way sexier than the Brangelina.

Coach Taylor, you mean much more to me, you are one my BFFF/Best fiction friend forever. So my dream experience was to spend a day in your shoes. To be a good man. Last Friday I gave it a try and believe me not everybody can succeed at this.

At 7 am, I said no to my stilettos, tried but skipped the shaving step, took a Dilllon Panthers jersey in my closet, put it back and picked a Dillon Lions one, shorts, sunglasses and put a hat on. Then I said goodbye to my family. And I yet have to figure out if my loved one was annoyed by me in this outfit or me saying : « Babe, you have a good day ». And let him manage all the unique excitement of the kids before school stuff.

Then came the real challenge. Being a good man like you Eric Taylor means to sincerely give a fair chance to everybody. It already seemed tricky on the football field of the small town of Dillon,Texas. Your humanist approach became a nightmare on the number 13th line of Paris subway. Because you almost are a life guru for me, I knew the only way our morning ride was going to be OK was if we acted as a team. So I shouted : « Listen up guys, if we want to make this work, we need to analyze, strategize and plan ». First people thought I was going to ask for money and they were OK (looking elsewhere but OK) then they realized it was really about connecting with each others. 3 sec’ later I had to show my ID to the police.

I had been turned in. Kindness is awfully dangerous in our metropolis. I told the policeman about my experience, he whispered in my ear: « Clear eyes, Full Hearts, Can’t lose ». Then he said, he would have picked Buddy Garrity because his life seems funnier. I was about to answer: « Jackass » but I remembered your respect philosophy and answered: « This is a little an old school point of view ». He said: « OK ». I said: « Bye ».

I was so proud. Ultimately, the Eric Taylor magic had worked. I had not given up. During the painful experience I had constantly told myself « Victory is not a goal, it’s a by-product ». And when things had gone ugly on that train I had shouted to myself : « Come on, babe ! » When I came back home at the end of that day, I took a beer in the fridge, turned the TV on and sat on the family couch. Then I nicely asked what we were having for dinner. The only answer I got was a strange look like the one of Jack Nicholson in One Flew Over The Cuckoo’s Nest. Sadly, I took off my hat. Forever.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

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