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ILTVSW pilot crush : Grace and Frankie

17 Mai

FRA/ENGLISH

Bonne nouvelle. Notre espérance de vie atteindra bientôt 100 ans. Non, n’abandonnez pas votre lecture. C’est une vraie info. Et, une vraie bonne nouvelle. Mais, pour en prendre toute la mesure, il faut que vous fassiez un peu de boulot sur vous-même et dépassiez quelques préjugés. Non, n’arrêtez pas de lire. Je ne juge pas. J’ai dû affronter un défi identique. C’est la raison pour laquelle j’ai bien failli passer à côté de mon dernier crush télévisuel.

Comme vous, j’étais terrorisée par la perspective de vivre centenaire. Je me disais que si cela devait arriver pourquoi consacrer mes jours heureux à l’observer sur un petit écran. Les êtres humains sont condamnés à vivre sans cheveux, sans dents et même sans vie sexuelle virtuelle, un jour. Rapidement après, ils meurent. Et juste avant ça, leur rêve le plus fou est qu’on leur offre une couche propre. Donc, merci mais non merci. Mais Dieu a inventé la Terre en une semaine et 4,5 milliards d’années plus tard environ, il a créé Netflix et changé mon point de vue sur la perspective de vieillir avec une épatante série Grace and Frankie.

Donc Grace (Jane Fonda) et Frankie (Lily Tomlin) sont vieilles. Ce qui signifie que quand elles parlent de la sécheresse vaginale cela peut durer tout un épisode. Mais elles le vivent très bien parce qu’elles ont d’adorables maris Robert (Martin Sheen) et Sol (Sam Waterston) jusqu’à ce qu’elles … n’en aient plus. Parce que leurs partenaires s’aiment et ont décidé de vivre leur vie de couple homosexuel. Ce n’est jamais simple de se faire larguer. A soixante-dix ans, c’est ce que l’on appelle un euphémisme. Evidemment cela va être un challenge pour elles. Et un authentique plaisir pour nous téléspectateurs. Pour la même raison que nous aimons regarder des films d’horreur. Comme c’est excitant d’affronter notre peur de la mort et de la solitude par procuration. Le faire à San Diego, ça aide. Dans une maison droit sortie d’un film de Nancy Meyers, ça aide aussi.

Si nous cherchons encore le secret du bonheur, Marta Kauffman l’a trouvé pour nous. Quand nous étions jeunes, elle nous avait permis de nous sentir à la maison à NYC en inventant les meilleurs amis imaginaires que nous n’ayons jamais eus. Elle récidive avec Grace and Frankie. Elle nous offre la meilleure version de ce que l’amitié peut être. Et la vieillesse, aussi. En en faisant une expérience drôle et réelle. Comme elle l’a expliqué dans une interview au Hollywood Reporter à lire ici. C’est la raison pour laquelle, je craque pour la série. Et que je prie désormais tous les matins pour que le jour où les cheveux blancs prendront enfin le contrôle arrive plus vite.

Chers gens de Netflix, je sais que Ted Sarandos, votre boss des contenus, était à Cannes la semaine dernière, pour parler, vous savez, de la réglementation européenne et de la création. Il ne devrait pas se faire trop de mauvais sang à ce sujet. En France aussi, on fait du business. Il devrait jeter un coup d’oeil sur nos programmes télés et il se sentirait tout de suite mieux. L’audace n’est pas la règle. Le business, c’est sacré. Tout bien considéré, il y a une loi qu’il devrait prendre en compte. Dans nos films, quand un truc n’est pas réel, il y a toujours une phrase d’avertissement. L’équivalent de ce que l’on appelle dans le code civil l’altération frauduleuse de la réalité. Si dans un certain nombre de décennies, je ne ressemble pas à Jane Fonda ou je n’habite pas dans une maison qui s’ouvre sur l’océan Pacifique et qui est toujours impeccable même si personne n’y fait jamais le ménage, je ne peux pas promettre que je ne donnerai pas un petit coup de fil à mon avocat. Vous savez comme nous sommes, nous, les Français …

La semaine prochaine sur ILTVSW … Oups, pas encore tranché, désolée

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© Netflix

Titre/Title: Grace and Frankie
Créateurs/Creators: Marta Kauffman & Howard J. Morris
Cast: Jane Fonda, Lily Tomlin, Martin Sheen, Sam Waterstone,
Chaînes/Network : Netflix

Good news people. Our life expectancy will soon reach a hundred years. No, do not quit reading. It is actually a news. And yes, a very good one. But to fully understand you need to do some work on yourself and overcome your prejudices. No, do not quit reading, I am not being judgmental here. I had the same issues. That’s why I nearly missed my latest TV crush.

Like you this a hundred years new frontier scared the hell out of me. I thought if this need to happen, why should I spend my happy time watching it years before on a small screen. I get it, one day human beings have to live with no hair, no teeth and not even a virtual sex life. And soon after they die. And just before they do, their craziest dream is to get a clean diaper. But God invented the Earth in one week and 4, 5 billions years later approximatively, he invented Netflix. And changed my perspective about getting old with an amazing show Grace and Frankie.

So Grace (Jane Fonda) and Frankie (Lily Tomlin) are old. Which means that when they talk about vaginal dryness it can last a whole episode. But they do not care because they have lovely husbands Robert (Martin Sheen) and Sol (Sam Waterston) until they have not. Because it turns out their partners love each other and dump them to openly live their same sex couple life. It is never a pleasant experience to get dumped. At seventy years old, it is way more than obvious. This is going to be a challenge for them. And a great pleasure for us viewers. For the exact same reason we love to watch horror movies. How exciting to face our own fear of death & loneliness. Doing that in San Diego helps a lot. In a Nancy Meyers movie kind of house might help too.

If we do not know the secret of our happiness Marta Kauffman sure does. When we were younger she made us feel safe in NYC creating the best imaginary friends we ever had. She is doing it again in Grace and Frankie. She offers us the best version of what a friendship can be. And aging too. Trying to make it fun and real. Like she explained here in an interview to The Hollywood Reporter. And she does. That’s why I fell for her show. And pray every morning since to make sure that my grey hairs finally taking control moment happens sooner.

Dear Netflix people, I know Ted Sarandos was in Cannes last week to talk about, you know, European regulation and creation. He shouldn’t be too worried about that. People make business in France too. He should have a look to our TV programs and he would feel a lot better. Not that much boldness. Business first. Coming to think of it, there is a law he should consider, though. In our movies, when something is not the reality, there is a warning sentence. In a certain amount of decades, if I don’t look like Jane Fonda or live in a beach house in front of the Pacific Ocean that is always clean even though no one seems to bother cleaning, I cannot make the promise I will not give a quick call to my lawyer. The French, you know how we are …

Next week in ILTVSW … Oops, not decided yet, sorry. 

ILTVSW best Best Fiction Friends Forever Winter 2015

5 Avr

FRA/ENGLISH

Chers sériephiles,

C’est la pause de Printemps pour I love TV so what ? Le blog sera de retour le dimanche 10 mai avec … Une petite idée ? En attendant, pourquoi ne pas participer à l’élection du meilleur BFFF hiver 2015 ? Vous pouvez voter en utilisant le formulaire contact ci-dessous. A bientôt !

Je suis également très curieuse de savoir si, comme moi, vous avez craqué pour Togetherness, Gomorra, American Crime, Bloodline.

Et, enfin, je ne résiste pas au plaisir de réinviter trois créateurs de séries français Hervé Hadmar et Marc Herpoux (Les Témoins) et Arnaud Malherbe (Chefs).

Dear series addicts,

It’s Spring blog break for I love TV so what ? The blog will be back Sunday, May 10th with … Take a guess. Meanwhile, you can vote for the best BFFF winter 2015. Using the contact form below. See you soon !

I would also be happy to know if you shared my crushes for Togetherness, Gomorra, American crime, Bloodline.

Finally I can’t resist the pleasure to share again my interviews with three French drama creators Hervé Hadmar and Marc Herpoux (Les Témoins) and Arnaud Malherbe (Chefs).

Carol … BFFF Weekly 52 : Sorry really is the hardest word

Deacon … BFFF Weekly 53 : Because that’s what friends are for …

Jimmy … BFFF Weekly 54 : Friendship can be at first sight too

Claire … BFFF Weekly 55 : Satan wears dresses too 

Kimmy … BFFF Weekly 56 : Peanut butter > Tofu

Votre/Your Vote

ILTVSW pilot crush : Bloodline

15 Mar

FRA/ENGLISH

Certains affirment que les auteurs racontent toujours la même histoire. Obsédés par l’obsession de leur vie. La série Bloodline, lancée par Netflix le 20 mars, ne fournira pas d’argument à ceux qui pensent le contraire. Les frères Kessler et leur vieux complice d’écriture Daniel Zelman se demandent une nouvelle fois dans leur série : qui est le coupable ? en entraînant le téléspectateur dans un thriller à la temporalité explosée. Comme dans Damages, il y aura du sang, beaucoup de secrets … et vous et moi, nous demandant constamment : « Attends, elle a fait ça ? » « Non, c’est pas possible, pas lui, pas ça ! » À cause des bonds dans le temps qu’ils utilisent de nouveau pour raconter leur histoire. Mais, cette fois-ci, leur arène n’est pas un cabinet d’avocat, leur arène est la famille. Une famille. Les Rayburn.

Certains ne le disent pas mais le pensent très fort, nous, les téléspectateurs regardons encore et toujours les mêmes histoires. Obsédés par les enjeux universels que sont l’amour, la haine, la confiance, la trahison. Et le coach Taylor. C’est ce qui a probablement décidé les créateurs de la série à offrir à Kyle Chandler le rôle de John Rayburn. Shérif local et fils bien-aimé d’une famille qui possède un bout de paradis dans les Keys, en Floride. Dès les premiers instants, sa voix, au timbre chaleureusement caractéristique, nous donne l’agréable sensation, et l’espoir fou, de voir Mr T revenir. Les auteurs, ces coquins, ont rendu John Rayburn très semblable. Enfin, presque. Enfin, pas tout à fait. Trop tard, on est piégé !

En fait, John Rayburn serait plutôt un cousin de Eric Taylor. Le même genre de gars qui prend bien soin de sa famille. Mais comme sa famille doit faire face à des problèmes qui rappellent une autre partie du Texas, Dallas plus que Dillon, le couz’ prend finalement de mauvaises décisions. Comme si dans le monde des Kessler/Zelman un brave homme ne pouvait pas demeurer fidèle à sa ligne de conduite. Malgré son motto : Clear eyes, Full hearts, Can’t lose.

Et nous, nous plongeons dans Bloodline pour les mêmes raisons que nous regardions Friday Night Lights. La série nous rappelle combien nous ne sommes rien sans les autres. Mais adopte, pour le faire, un point de vue sombre. En nous montrant ce qui arrive quand une communauté est dysfonctionnelle. Les Rayburn peuvent bien vivre sur une île magnifique. Ils peuvent bien avoir beaucoup plus que Tami et Eric Taylor. Mais leur bout de paradis est pourri de l’intérieur. Il est aisé de deviner que ça n’a pas dû rigoler beaucoup à la table du dîner. Et que les amis des enfants n’étaient pas franchement bienvenus. Sombre endroit que le foyer des Rayburn.

Alors qu’il était extrêmement divertissant de regarder la brillante et folle avocate Patty Hewes détruire ses adversaires dans Damages, j’ai le sentiment que mon crush ne pourrait n’être que furtif pour Bloodline. Dans le monde fou d’aujourd’hui, la famille est l’ultime refuge. Et les personnages dans Bloodline, ressemblent tellement à cette part de nous-mêmes que nous n’aimons pas et passons notre temps à combattre qu’ils ne nous offrent pas la distance distrayante que nous procuraient le méchant JR ou la naïve Sue Ellen. Ils sont si basiquement faibles, médiocres ou bousillés qu’on ne peut pas exclure qu’ils fassent naître, chez certains d’entre nous, une énorme envie de (re) commencer FNL.

La semaine prochaine sur ILTVSW … Oups, pas encore tranché, désolée.

 

© Netflix

© Netflix

 

Titre/Title : Bloodline
Créateurs/Creators : Glenn Kessler, Todd Kessler, Daniel Zelman
Cast : Kyle Chandler, Ben Mendelsohn, Linda Cardellini, Sam Shepard, Sissy Spacek, Chloë Sevigny.
Maths : 1 saison/season
Chaîne/Network : Netflix

They say writers keep telling the same story over and over again. Obsessed by their lifetime’s obsession. Bloodline, debuting March 20 on Netflix, will not prove wrong those who think that way. The Kessler brothers with their longtime writing buddy Daniel Zelman are doing a whodunit back and forth thriller again. Like in their previous show Damages there will be blood, a lot of secrets and you and me constantly wondering : « Wait, she did that ? » « No, come on, he did not ! » Because of the flash forward mode of story telling they are using again. But this time their arena is not the workplace. Their arena is the family. A family. The Rayburn family.

They don’t say but they know that, we, viewers keep watching the same stories over and over again. Obsessed by universal issues such as love, hate, trust, betrayal. And coach Taylor. That’s probably what led the creators to cast Kyle Chandler for the part of John Rayburn. Local sheriff and beloved son of a family that owns a piece of paradise in the Florida keys. From the very beginning of the show, we have the comfort feeling, and the foolish hope, that we are going to get the chance to spend time again with mister T. The writers have made John Rayburn very much coach Taylor-ish. Almost. Not really. Too late, we are hooked.

In fact, John Rayburn is more of a cousin of Eric Taylor. The same type of guy who takes good care of his family. But because of family’s issues that remind us of another part of Texas, Dallas much more than Dillon, he finally makes wrong decisions. Just as if in the Kessler/Zelman’s world a good man couldn’t win not even when he has clear eyes, a full heart and is convinced that he can’t lose.

And we watch Bloodline for the exact same reason we watched Friday Night Lights. It reminds us how important it is to count on each other. But it does it in a dark way. Showing us what happens when the community is dysfunctional. The Rayburn may live on a beautiful island. They may have a lot more money than Eric and Tami Taylor. But their piece of paradise is rotten from the inside. We can easily guess that there were no happy family dinners when the siblings were kids. The door wasn’t probably open to their friends. The Rayburn household was a dark place.

As much as it was fun to follow crazy and brilliant Patty Hewes, the devilish lawyer, destroying her opponents in Damages, we have the feeling that our crush may not last for Bloodline. In our messy world, family is the ultimate shelter. And the characters of Bloodline look so much like the parts of us that we don’t like and keep fighting, meaning no one in the show is JR bad or Sue Ellen naive but just regular weak and mediocre or fucked up, that some of us might just prefer to watch FNL all over again.

Next week in ILTVSW … Oops, not decided yet, sorry.

ILTVSW pilot LOL: Marco Polo

30 Nov

FRA/ENGLISH

Allô, je voudrais parler à monsieur Underwood ! C’est une urgence ! Sauriez-vous à tout hasard comment joindre ce Shakespeare à qui vous me faites tellement penser ? Non, vous ne savez pas ou non, il n’est pas joignable ? Oh, je vois. C’est vraiment dommage. Parce qu’il pourrait vraiment faire quelque chose pour aider un p’tit gars italien que je viens de rencontrer. Voyez-vous Frank Underwood même si vous n’avez pas été aussi tranchant dans la saison 2 de votre série House of cards, vous demeurez un méchant génial. Un méchant pour adultes. Capable de nourrir une ambition sophistiquée et de négocier subtilement la vie comme une partie de poker. Deux trucs très divertissants à regarder. Et tout à coup, votre boss Netflix qui était également pointu dans le genre comédie – clin d’œil aux filles d’Orange is the new black – donne naissance à Marco Polo (sortie mondiale le 12 décembre). Une série historique supposée jouer dans la même catégorie que la plébiscitée Game of thrones.

Problème, ce pauvre Marco Polo semble perdu dans un océan de scènes bourrées de clichés. Pour résumer scientifiquement l’ampleur des dégâts voir l’équation suivante. Les guerriers aiment le sang => les bons guerriers sont cruels => les très bons guerriers ont besoin de récré => les femmes sont une récréation idéale => les femmes aiment cela sauf celle que l’on veut épouser et qui lance un regard prude mais insistant pour vous faire comprendre qu’elle aussi, elle aime cela, mais pas assez pour accepter ce que les femmes de la récré des très bons guerriers acceptent. O. M. G.

Sin, Sex & Khan

Comment est-il possible avec un budget presque sans limite et une liberté totale de produire une série dans laquelle un guerrier aveugle teste son agilité face à un cobra en colère (ceci n’est pas une métaphore) alors que ses copains qui ne sont pas aveugles s’adonnent au sexe collectif à demi dissimulés derrière des voiles judicieusement traversés par des courants d’air ? Sin, Sex & Khan. Telle pourrait être le slogan de cette série à 90 millions de dollars.

Le but de la série est de ne pas avoir de but et surtout pas celui de questionner le destin asiatique du grand aventurier Marco Polo ou le choc culturel constitué par sa rencontre avec Khan. En fait, ne pas avoir de point de vue paraît être le principal objectif. L’existence d’une intention artistique semble jugée dangereuse pour une série qui, si manifestement, a pour ambition de séduire la frange la plus large possible du public mondial. Un parti pris risqué, finalement. Car Marco Polo ne rappelle pas Game of Thrones mais Rome, une autre série HBO à 100 millions dollars, celle-là. Sauf qu’au terme d’un épisode son héros Lucius Vorenus comptait déjà beaucoup pour moi. Vous auriez énormément à apprendre de lui, Marco. D’accord, il portait la jupette et puisque c’était Rome avant JC, il était beaucoup question de sexe. Mais Rome disait des choses sur les affaires de famille et sur l’amitié. Jetez y un coup d’œil et découvrez comment éviter d’être si terriblement barbant.

Marco Polo (2014 –       )
Créateur/creator: John Fusco
Cast: Lorenzo Richelmy (Marco Polo), Benedict Wong (Kublai Khan)
Maths: 10 épisodes
Chaîne/Network: Netflix

© Netflix – The Weinstein Company

Hello, I need to speak to Mister Underwood ! This is an emergency ! Do you by any chance have the number of that Shakespeare you make me think of ? No, you don’t or no he isn’t reachable ? Oh, I see. That’s too bad. Because he could really do something to help a poor Italian fellow I just met. See, Frank Underwood even though you were not as sharp in season 2, your show House of Cards, you remain a great villain. A grown up designed villain. Which means you had a sophisticated agenda and a subtle way of playing poker with your life. Both things which were very entertaining to watch. And suddenly your boss Netflix which also was edgy in the comedy genre – wink at the great girls of Orange is the new black – gives birth to Marco Polo (worldwide release 12/12/2014).

An historical show supposed to be playing in the same category than the acclaimed Game of thrones. Problem that Marco Polo guy seems lost in an ocean of scenes full of clichés. To put it scientifically : warriors like blood => good warriors are cruel => great warriors need recreation => women are recreation => women like it except the one you marry who will only give you a prudish but insisting look to make you understand she also does but not enough to accept what the great warriors’ women accept to do. O. M. G.

Sin, Sex & Khan

How is it possible with a nearly no limit budget and 100% freedom to produce a show in which a blind warrior is improving his skills against an angry cobra (this it not a metaphor) while his not blind buddies are having collective sex half hidden behind veils moved by a delicate air stream. Sin, Sex and Khan. This could be the tag line of this 90 millions dollars TV show.

The all point of the show is not to have a point of view about the great Marco Polo journey in Asia or the culture shock that resulted from his meeting with Khan. Or any kind of point of view. And I guess the reason for that is that a point of view is considered dangerous for a show that is so obviously seeking for a wide worldwide audience. But at the end of the day not having a point of view seems to be the risky move. See, you do no not make me think of Game of Thrones but of Rome the 100 millions dollars HBO show. Except that after one episode, I already cared about its hero Lucius Vorenus. There is so much you, Marco, could learn from him. OK, he wore a skirt and because it was Rome before JC there was sex (a lot). But the show said a big deal about family business and friendship. Take a glimpse and try to learn how not to be so terribly boring.

ILTVSW Summer Prom 2014

22 Juin

FRA/ENGLISH

Well, my friends, the time has come. To raise the roof and have some fun. Throw away the work to be done. Let the music play on. Play on, play on. Everbody sing, everybody dance. Lose yourself in wild romance. We’re going to party. Karamu, fiesta, forever. Come on and sing along! Alllllllllll night long … Oups, dis donc, vous tombez en plein bal de promo ce soir sur I love TV so What?

Grâce aux premières étoiles de l’été et à quelques Mojitos, Cécile de Femmes de séries, Lubiie de Lubie en série, Astiera de Séries addict so what?, Yann de Séries, le blog !, Jérémy de Time of the season et Guillaume de Lucarne ont déjà quitté leurs Stilettos ou abandonné leurs vestes de smoking …

Passer une soirée avec des stars de la blogosphère séries, juste ce qu’il fallait pour ne pas me laisser abattre par le blues de fin d’année. Surtout qu’ils ne sont pas venus seuls mais avec leurs personnages préférés.

C’est promis, on vous a concocté un bal de promo dans les règles de l’art. Prom queen, drames & love story … Come on ! Et bel été à tous !

To my readers, exceptionally ILTVSW will only be French speaking this week. The blog is hosting a TV Prom with French TV bloggers. But as soon as next week things will be back to normal meaning French & English. English speaking bloggers you are welcome to contact me to guest post. Happy summer to you all !

 

 

ILTVSW. C’est la fin de l’année qui sont les Prom queen & king 2014?

Cécile. Si on respecte la logique des couples et des séries, je vote pour Virginia Johnson et Bill Masters. Par contre le bal de promo risque d’être un peu salé avec ces deux-là !! Et si on fait les foufous et que l’on croise les séries, je tente un truc audacieux : Alicia Florrick et Oliver Queen ! Ouais, je suis trop une rebelle, moi !

Astiera. Mon roi de la promo est sans conteste Hannibal Lecter. Oui, oui, un psychopathe de la pire espèce, cannibale de son état. Mais comment résister à l’Hannibal magnétique, terrifiant et tellement sensuel décrit par Bryan Fuller et si formidablement interprété par Mads Mikkelsen ? Et, dans cette saison 2, cela a été un véritable festival. J’en suis encore toute transportée ! Pour l’accompagner, je ne vois qu’une seule reine possible : Catherine Cawood, héroïne de la géniale minisérie anglaise Happy Valley. L’écriture de Sally Wainwright et l’interprétation de Sarah Lancashire sont tout simplement magnifiques et donnent vie à un personnage qui l’est tout autant. Durant six épisodes, j’ai pris un plaisir fou à plonger dans cet univers à la fois banal, médiocre, violent, tendre et touchant (si, si, je vous assure, tout ceci à la fois) et à partager les peines, joies, colères, forces et faiblesses de cette femme si enthousiasmante !

Lubiie. Le bal de promo, c’est à chaque fois des petits nouveaux pour remplacer la génération précédente : cette année, Cillian Murphy a marqué les esprits en leader du clan Shelby dans Peaky Blinders et à ses côtés la captivante, Virginia Johnson qui ensorcèle l’assemblée dans Masters of Sex. Cependant, si les anciens comptent toujours, en supplément du King, le mystique Don Draper (Mad Men) et Julia Louis-Dreyfus (Veep) en Queen de l’humour.

Yann. J’ai choisis une reine de promo très récente ! C’est une actrice dont on ignorait tout avant ce rôle. Il s’agit d’Allison Tolman. Non seulement, elle fait des débuts éblouissants mais elle parvient à faire oublier une comparaison qui devait pourtant planer comme une épée de Damoclès au dessus de son rôle de Molly dans Fargo. Si la série s’est adroitement positionnée par rapport au film originel, son personnage était l’alter ego de celui qui avait été si brillamment interprété par Frances McDormand. Tolman dépasse l’illustre actrice pourtant oscarisée pour ce rôle et Fargo (la série) lui doit beaucoup. Pour le roi, ce sera Matthew McConaughey sans hésiter. Un acteur qui transforme en or tout ce qu’il touche actuellement et qui livre une performance impressionnante via l’abîmé Rust Cohle dans True Detective. J’ai été bouleversé par la série et McConaughey en est responsable en grande partie.

Jérémy. Marrant que tu poses cette question, car ce que j’ai en tête, ce n’est pas une série, mais un homme et une femme qui dansent au son du My Way de Frank Sinatra. Don Draper et Peggy Olson ont toujours eu des scènes formidables, avec ce mélange d’attraction et de répulsion. Mais celle-ci, lors du sixième épisode de la saison 7, de par son apaisement teinté de mélancolie fait mouche et restera comme un des plus beaux moments de la saison. Ces deux-là sont le cœur de Mad Men. Le nôtre de cœur est en miette. Plus que sept épisodes avant la fin … Bon et un big up a Mindy Kaling, The Mindy Project, que j’adore.

Guillaume. J’ai bien envie de synchroniser nos calendriers et célébrer Sue Heck et Darrin (The Middle). Un couple qui brille par leur innocence, une naïveté si élémentaire qu’ils semblent atteints d’angélisme. Bien sûr, cette attitude comme acte de résistance, j’aurai pu l’appliquer au couple Ben & Leslie (Parks & Recreation), lui son regard un peu ahuri et sa folie geek contraste avec sa rigueur comptable mais elle, Leslie, c’est peut-être la version adulte de Sue Heck. Elles possèdent cette même hargne qui confond parfois enthousiasme et entêtement mais on se dit que le monde serait meilleur peuplé de Sue et de Leslie. Sue et Darrin, c’est un couple improbable, fait l’un pour l’autre. Quelques grammes de candeur dans notre quotidien cynique.

 

 Ben alors Franck Underwood, c’est pas la forme ?

 

ILTVSW. Forcément, certains n’ont pas été à la hauteur de leur réputation & d’autres ont montré un potentiel que l’on ne soupçonnait pas …

Cécile. On commence par les bonnes nouvelles. J’ai été particulièrement bluffée par Arrow cette année qui a complètement et parfaitement embrassé son côté comics alors même que la saison 1 n’était pas géniale. Mais là, évolution des personnages et des interprétations, structures narratives intelligentes et choix gonflés sont au rendez-vous. Dans la catégorie déception, le final de Dexter est tout en haut de la liste ! Non mais franchement, cette dernière scène, c’est n’importe quoi !

Astiera. Je risque de me fâcher avec la maîtresse de maison, mais tant pis, je me lance : la rupture ne cesse de se préciser chaque saison un peu plus entre moi et Don Draper. Je sais, je sais, je frôle le crime de lèse-majesté, mais telle est la vérité : depuis la saison 4, rien ne va plus entre nous. Le Don que j’avais tant aimé me déplaît, me déçoit, m’indiffère. Je n’ai même pas terminé de regarder la première partie de la saison 7, c’est dire … La bonne surprise est venue de Lester Nygaard. Je l’avoue, je n’ai pas vu le film Fargo (bouh, c’est mal, je sais) et je n’avais donc absolument aucune idée de ce que la série Fargo pouvait donner, si ce n’est que j’allais y retrouver mon Martin Freeman adoré. Mais je craignais que ce Lester reste cantonné à être un loser, un type médiocre et banal. Eh bien il l’est assurément, mais je ne soupçonnais pas une seule seconde qu’il deviendrait tout autre et que Martin Freeman allait être aussi flippant. Et j’adore ça !

Lubiie. Ted et sa bande de copains de How I Met Your Mother ont fait une sortie désastreuse après neuf ans. Matt Leblanc était hilarant cette année et cette troisième saison d’Episodes est réussie après deux saisons précédentes irrégulières. Après des saisons 1 convaincantes, ils continuent dans l’excellence pour The Americans, Devious Maids et Veep !

Yann. J’ai été déçu par le retour de Frank Underwood. House of Cards ne parvient pas à se renouveler efficacement et c’est un premier faux pas pour Netflix en quelque sorte. Par contre, Amazon a frappé fort avec 5 nouveaux pilotes dont 4 commandés (Mozart in the Jungle, Transparent, Bosch, The After) qui s’annoncent très prometteurs. Le saut de qualité par rapport à leurs deux premiers efforts (Alpha House et Betas) est tout simplement spectaculaire. Il faudra compter avec Amazon dès cette année !

Jérémy. Évidemment la saison 2013-2014 a réservé son lot de déceptions. Mais également de grosses satisfactions. Et, c’est ça que je retiens avant tout, je suis quelqu’un de positif ! Hannibal et The Good Wife repoussent les limites de ce qu’on a l’habitude de voir sur des grands networks tandis que True Detective, Banshee, Looking ou Louie déploient leur science du récit et un charme fou. Bon, j’ai quand même goûté à mon lot de séries de network un peu caca, des prods JJ Abrams douteuses (Revolution, Almost Human), des dramas ronronnants (Chicago PD, Intelligence) et des comédies datées (Friends With Better Lives). Ouais, bon, en fait plein de trucs pourris. Mais, c’est ce qui rend les bonnes séries si agréables à regarder pour un sériephage, on mate tellement de mauvaises séries …

Guillaume. Syndrome de la page blanche pour Richard Castle, cette année. Est-ce l’organisation de son mariage avec Kate qui a rendu l’écrivain si … responsable ? Le mot lâché fait mal. Sa dimension juvénile cadenassée par l’aspect contractuel de l’amour et c’est tout un univers qui fait le grand plongeon. Castle a passé une saison en apnée, en espérant qu’il remonte rapidement à la surface pour retrouver son souffle insolent et sa posture ludico-post-moderne. L’apathie qui avait gagné la bande du Big Bang s’est envolée, alors que je pensais le mal incurable. Le groupe devenu équation sans inconnue a retrouvé sa dynamique et l’osmose renouvelée a permis des échanges chimiques propres à exciter les zygomatiques. Les miracles existent et on peut le prouver scientifiquement. Autre miracle : Sherlock émouvant ! Dans sa relation avec Watson et un discours de garçon d’honneur aussi diablement aliéné que sincèrement touchant. Il y a un cœur qui bat derrière cet amas de processeurs et barrettes de mémoire vive. Comme un fantôme dans la machine.

 

Martin Freeman – Fargo

 

 

ILTVSW. Il y a aussi ceux qui ont quitté l’antenne pour toujours et que l’on pleurera au moins pendant les dix prochaines années, c’est atroce.

Cécile. Je sens qu’on veut me faire parler de Breaking Bad avec cette question insidieuse !!! Mais non, ça ne va pas marcher étant donné que je n’ai vu que le pilote de la série (lequel d’entre vous vient de me jeter une merguez, là ?!). J’ai très mal vécu l’annulation de The Borgias qui remonte déjà un peu. Arrêter une série à la saison 3 alors que la fin était prévue dans la 4, c’est d’une bêtise incroyable. Et puis c’était d’une qualité fabuleuse.

Astiera. Le seul personnage dont j’ai suivi la trajectoire et à qui j’ai dû dire adieu durant cette saison 2013-2014 a été Dexter, et comment dire, je ne vais pas le pleurer les dix prochaines années … En revanche, Debra, c’est une autre histoire (faible je suis) !

Lubiie. La famille Chances de Raising Hope sera regrettée et pour longtemps. Cette série « so cute » était un bouffé d’air dans la semaine. Being Human US fait partie aussi des séries que je pleure. C’est tout simplement sentimental, véritable passion pour la saison 1, j’ai eu la chance d’interviewer les trois acteurs principaux : ma première interview et en anglais ! Alors, je dis au revoir avec un pincement au cœur à ces trois colocataires hors normes…

Yann. Je ne sais pas si l’on peut citer Birgitte Nyborg comme faisant partie de cette promo. Elle me manque, Birgitte ! Borgen me manque. Le Danemark me manque.

Jérémy. Comme des millions de personnes, je pleure encore l’annulation de Community, même si un espoir de reprise par Hulu persiste. Finalement, c’est du côté des comédies qu’on perd le sourire. Terminées The Neighbors, Raising Hope et How I Met Your Mother, quand bien même elle sentait un peu le rance. Pourquoi les séries qu’on aime doivent-elles forcément passer à la trappe ? Pourquoiiiiii ! ?

Guillaume. Les mains tremblantes et l’oeil humide, je dois coucher ces quelques mots. La prochaine rentrée, il faudra faire sans les Chance (Raising Hope). Et c’est un poids qui vous tombe sur les épaules. Bien sûr, il y a d’autres familles (les Heck sont encore là) mais les Chance … c’était les Chance. Une famille fonctionnelle … à sa manière. Une composition white trash si attachante. L’Amérique profonde, quasi redneck mais bourrée d’amour. Ils pouvaient nous donner toutes les raisons du monde de détester leur ignorance, moquer leur « réussite », craindre leur environnement. Mais, à la fin, j’aurai souhaité vivre chez eux. Aucune chance (sic) de s’y ennuyer et celle de bénéficier du plus beau et sincère des soutiens. Maladroit peut-être mais si l’amour est juste, ses voies ne sont jamais aussi écorchées (et hilarantes) qu’à Natesville.

 

 Plonger à nouveau dans  le regard de Daniel Holden

 

ILTVSW. L’été, c’est aussi le moment de retrouver ou de se faire des nouveaux copains alors qui on invite au barbecue?

Cécile. Tous les clones de Orphan Black ! Par contre, il faudra garder un œil sur Helena, elle aime bien jouer avec le feu ! Pour que la fête soit plus folle et que notre équipe de beach-volley soit complète, je propose d’inviter Sharon et Provenza de Major Crimes, Joss de Mistresses, les garçons de Falling Skies et les petits nouveaux de The Last Ship. The Strain est sur la liste mais ça peut mal tourner. Pour cette journée particulière, on demandera à Barbe Noire (Crossbones) de nous prêter son île, c’est plus simple !

Astiera. Autour du barbecue, je vote pour inviter le sheriff Walt Longmire. Un cow-boy taiseux pure souche, ténébreux, torturé par son passé et sexy, que demander de plus ? Bon, ok, ok, il risque fort de passer la soirée dans son coin avec sa bière et son steak, mais peu importe, il doit être là ! Pour lui tenir compagnie, rien de mieux que les minets « what thé fuck » de Teen Wolf. Derek sera tout aussi taiseux et tout aussi sexy (et très certainement top less à un moment donné de la soirée. Oui, je suis une incorrigible midinette, j’assume). Et mon Stiles d’amour saura nous charmer avec ses sarcasmes et son irrésistible humour. Une bonne soirée en perspective en somme !

Lubiie. Toujours confiante dans les choix de HBO, The Leftovers paraît être une valeur sûre et une série prometteuse. Halt and Catch Fire a démarré fort avec un premier épisode plein de promesses. Hâte de voir la suite de la série australienne Devil’s Playground. Diffusée en août en Australie, j’attends depuis le festival Séries Mania les épisodes avec impatience ! Tyrant de FX donne envie et par curiosité, Extant est à voir même si le thème de la série est moins à mon goût.

Yann. L’été s’annonce très consistant. Il y a surtout Daniel Holden de Rectify. Les attentes sont fortes et j’espère que la série sera à la hauteur de ce qui constitue à mes yeux le tout meilleur en 2013. Je suis très curieux de découvrir Barry Al Fayeed, ce fils de dictateur exilé de retour dans son pays pour Tyrant (FX). Et enfin, je ne manquerai pas les débuts du Docteur John W. Thackery interpreté par un certain Clive Owen sous la direction d’un certain Steven Soderbergh dans The Knick (Cinemax).

Jérémy. Bon, il n’est pas forcément nouveau, mais on n’avait pas eu le temps de bien le connaitre l’année dernière. Mais ce qu’on en avait vu nous avait laissés sans voix. Daniel Holden et Rectify reviennent. Forcément c’est un évènement et forcément je serai au rendez-vous. À vrai dire, beaucoup ne pensent qu’au prochain épisode de Game Of Thrones ou The Walking Dead, moi, je n’attendais qu’une chose me plonger à nouveau dans le regard de Daniel Holden.

Guillaume. Il y a l’idée de réunir Walt Longmire (Longmire) et Daniel Holden (Rectify) et penser que ces deux-là pourraient se guérir mutuellement. Bien sûr, il faudra savoir apprécier les silences. Le vieux taciturne shérif et le réservé ex-condamné. Deux êtres à fleur de peau qui vont devoir s’apprivoiser comme deux animaux sauvages. C’est peut-être par leur spiritualité que les portes s’ouvriront et laisseront s’écouler le flot des mots/maux. Et pour soulager l’intensité un peu grave, on peut faire confiance à Provenza et Flinn (Major Crimes). Les partenaires sont comme un vieux couple et leurs petites chamailleries comme leur capacité à provoquer quelques catastrophes seront gage de rires francs. Toutefois, si la situation devenait sinistre, ils retrouveraient leur sérieux, aussi imperturbables que leur capitaine Raydor.

Viola Davis/How to get away with murder

Viola Davis – How to get away with murder

 

ILTVSW. Et la rentrée alors, on a hâte de faire connaissance avec qui?

Cécile. Avec Barry Allen alias The Flash, l’épisode backdoor était très réussi dans Arrow. J’ai hâte de jeter un œil à la très prometteuse A to Z avec Cristin Miloti. Les retours de Tea Leoni et Katherine Heigl piquent ma curiosité mais je m’attends un peu au pire. Par contre la bande annonce de How to get away with Murder avec Viola Davis est très prometteuse. Evidemment ma passion pour BSG me conduit du côté de Outlander de Ron Moore.

Astiera. À la rentrée, j’ai hâte de découvrir un seul personnage, j’ai nommé Twelve ! Et oui, en indécrottable Whovian et fangirl de Moffat que je suis, j’ai très très envie de voir où ce nouveau Doctor va nous emmener ! Si j’étais une peste, j’écrirais que cela pourra difficilement être plus brouillon que la 7e saison de Doctor Who (oui, je suis une mauvaise fangirl). Mais je fais confiance à l’amour de Moffat pour la série et le personnage et au talent de Peter Capaldi pour faire battre mon petit coeur.

Lubiie. Fidèle à Shonda Rhimes, How to get away with murder est la série tant attendue ! Et comme elle a travaillé avec le génie, Bad Judge, la série de Kate Walsh en héroïne semble bien rigolote. Fan de super héros, je tenterai l’aventure Flash ainsi que celle de Batman avec Gotham. De toute façon, sériephile trop curieuse, je prends des forces cet été pour attaquer la saison des pilotes en plein forme !

Yann. Je ne retiens qu’un seul titre : Transparent (Amazon) de Jill Soloway. Le pilote est un petit bijou et il me tarde de voir la suite qui est actuellement en tournage.

Jérémy. Ce ne sera pas totalement à la rentrée, mais à la mi-saison, pourtant l’un des rares nouveaux projets de 2015 qui me fait rêver reste Galavant du génial Dan Fogelman. On pense très fort aux Monty Pythons, mais on reconnait également le style du créateur de The Neighbors. Une comédie musicale dans un univers médiéval totalement décalé, c’est complètement fou ! Et j’attends qu’enfin Matthew Perry renoue avec un succès à la hauteur de son talent. Tu peux y arriver Matthew, même Matt LeBlanc l’a fait avec Episodes ! Ah, oui, et on invite Rainn Wilson, car même si Backstrom s’annonce classique, ce mec peut vraiment donner une ambiance incroyable à notre petite fête sérielle !

Guillaume. … Avec des gens sortis de leur case. Le jeune Jim Gordon et l’enfant Bruce Wayne de Gotham, Flash, John Constantine. Place aux êtres extraordinaires, même si l’appréhension pointe. La chair va-t-elle se hisser au niveau du papier ? Je sais qu’il faudra leur laisser du temps pour exister comme ceux de Arrow ou Marvel Agent’s of S.H.I.E.L.D. Qu’il n’y a que dans Last Action Hero que le passage d’une dimension à l’autre se fait de façon aussi aisée. Mais ils portent en eux les promesses d’une existence passée bien remplie et la perspective de tracer leur propre futur.

Une torture cette question …

ILTVSW. Lesquels de nos BFFF méritent un Emmy?

Cécile. Lizzy Caplan comme Tatiana Maslany méritent un Emmy, voire deux. Allez, on va dire quatre chacune. Il faut bien avoir un truc à mettre sur la cheminée !

Astiera. Je ne peux décemment pas participer au bal de promo 2014 de nos BFFF préférés et ne pas citer Sherlock ! Malgré toutes les imperfections de cette saison 3 (je suis décidément une très mauvaise fangirl), je suis toujours autant attachée à ce personnage (et aussi à son interprète, of course). Qu’y puis-je s’il est mon high-functioning sociopath d’amour ? Mais en cette saison 2013-2014, j’ai aussi été emportée par le Tommy Shelby de Peaky Blinders. Un homme torturé, blessé, dangereux, magnétique, amoureux, romantique. Bref, Tommy mérite l’Emmy ! Et j’aime toujours autant Philipp Jennings, l’espion si touchant et complexe de The Americans. Dans cette saison 2, il s’est encore plus révélé, laissant voir encore un peu plus sa vulnérabilité, ses points de rupture, tout en continuant à remplir sa mission avec une grande efficacité.

Lubiie. Même si la série n’a pas été un coup de cœur, True Detective reste un « must see » et je reconnais que le travail bluffant de Matthew McConaughey dans le rôle de Rust Cohle. Côté actrice, Tatiana Maslany réalise une véritable prouesse avec ses clones dans Orphan Black, l’un d’eux mérite bien un Emmy.

Yann. J’ai beaucoup aimé Lizzy Caplan pour son rôle de Virginia Johnson dans Masters of Sex ! Son personnage est magnifique et elle lui donne beaucoup de charme, d’humour et de convictions.

Jérémy. Question difficile, tellement de talents ! Je dirais que Julianna Margulies est au-dessus dans la catégorie féminine, Peter Dinklage, Jon Hamm, Bryan Cranston, Matthew McConaughey sont là. Mais n’oublions pas la présence et le regard incroyable de Jason Momoa (The Red Road), et la performance de l’immense Adam Driver (Girls). Non, mais c’est une torture cette question ! Trop d’affection pour tous ces personnages et acteurs. Mon Dieu ! J’allais oublier Julia Louis-Dreyfus et Louis C.K qui sont deux génies, rien de moins !

Guillaume. Cette année, pour mériter l’éloge suprême, il fallait être incomplet. Derrière sa façon presque cérémonieuse d’agir, pointe la douleur sourde de Rust Cohle (True Detective). C’est un père perdu dans des concepts philosophiques aliénés et une vision du monde misanthropique. L’illustration d’un parent qui ne devait pas survivre à sa fille et qui a plongé dans une apathie autodestructrice. Quelle composition déchirante!

 

Matthew McConaughey – True Detective

 

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La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

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