BFFF Weekly 68 : The big guy theory

25 Sep

FRA/ENGLISH

Cher Spencer,

Il arrive qu’une bonne nouvelle devienne une mauvaise nouvelle puis à nouveau une bonne nouvelle. Prenons, par exemple, l’addiction aux reboots des Networks. Yeaaaaaah, MacGyver revient. Le monde sera un endroit plus sûr. Nooooooon, regardez ce qu’ils ont fait de ce gars… Le monde est devenu un endroit moins joli à voir. Mais yeaaaaaah, le Peak TV ressemblera moins à l’enfer. Nous aurons plus de temps pour renifler tranquillou devant This is us, par exemple. Et nous éviterons le pop culture burn out.

Monsieur muscles, vous êtes l’une de ces bonnes nouvelles qui deviennent une mauvaise nouvelle puis à nouveau une bonne nouvelle. Et c’est la raison pour laquelle Spencer, de la série Ballers, vous êtes l’un de mes BFFF (Personnages préférés pour toute la vie).

On vous appelle toujours The Rock alors que vous êtes loin d’être au top (bonne nouvelle). D’une certaine manière, c’est extrêmement réconfortant pour une fille contrainte de se hisser haut sur la pointe des pieds pour atteindre 1, 64 mètres. Je sais, c’est mal de trouver du réconfort dans le malheur des autres. Cependant, vous, vous savez que les vrais fans ne sont pas des gens normaux (mauvaise nouvelle) ce qui explique et excuse beaucoup de choses (bonne nouvelle).

Et puis, quand vous n’êtes pas au top, vous roulez tout de même dans une voiture de luxe sous le soleil de Miami vers une maison qui ressemble à un Club Med tuné Relais & Châteaux et vos tatouages recouvrent encore votre buste bien tendu même si vous avez arrêté le sport. Alors que nous…

OK, Spence ce n’est pas facile tous les jours de pouponner des adulescents surpayés pour courir avec un ballon sur un terrain de football américain. OK, ça doit être usant d’expliquer à un gars qui pèse une demi-tonne qu’il y a plus évident qu’un lama comme animal de compagnie. Je compatis. Pourtant, j’ai une furieuse envie que les choses empirent pour vous. Depuis que j’ai fait votre connaissance, il y a presque deux saisons, j’ai une gigantesque fuite de surmoi (bonne nouvelle pour moi, mauvaise nouvelle pour vous).

Mais ce que j’aime par-dessus tout chez vous Spence, c’est le message fondamental que vous envoyez sur l’existence. Malgré le mal qui vous ronge et que vous tenez secret, malgré les emmerdements qui vous assaillent, vous demeurez, envers et contre tout, un gentleman footballeur.

La semaine prochaine sur ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

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Dwayne Johnson (Spencer Strasmore) © HBO

 

Titre/Title : Ballers
Créateur/Creator : Steve Levinson
Cast : Dwayne Johnson
Maths : 2 saisons/seasons
Chaîne/Network : HBO/ OCS (France)

Dear Spencer,

Sometimes a good news is a bad news and then a good news again. Let’s take the reboots networks addiction. Yeaaaaah MacGyver is back. Our world is going to be a safer place. Noooooooo look what they did to the guy, seriously the world has become a less beautiful place to look at. But yeaaaah Peak TV will be less of a hell, we will have more time to cry in front of This is Us for example. And we will avoid the pop culture burn out.

Mister big guy you are one of these good news/bad news/good news. And that’s the reason why Spencer from Ballers you are one of my BFFF (Best Fiction Friend Forever). 

They still call you The Rock eventhough your life is in a shitty place (good news). And it is very comforting for a girl who must stand on tiptoes to reach 1, 64 meters. I am very aware that it is wrong to feel better because others feel bad. But you know that true fans are not normal people, right ? (bad news) which explains et excuses a lot (good news).

Not to mention that even when you are not at the top of your game you still drive a fancy car in Miami where you live in a house that looks like a Club Med mansion 100 % furnished by Martha Stewart. Plus you do not play ball anymore but your tattoos still look good on your chest. Regular people would kill to have bad days like yours…

OK, Spence I hear you, it is hard to take good care of teen big boys overpayed to run with a ball on a football field. OK, it must be scary to explain to a defensive tackle that « no, a lama is not exactly what we call a domestic pet ». I sympathize very much with you. But I still want things to get worse. I can’t help it, ever since I met you & your teen team, I have a kind of a gigantic superego leak (good news for me, bad news for you).

Anyway, Spence what I like the most about you is the message you send to the world. Despite the pain you feel and all the shit you have to deal with, you remain against all odds a gentleman player.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

ILTVSW craque aussi pour/also loves… Au-delà des Murs

18 Sep

FRA/ENGLISH

Il arrive qu’une série ne soit que de la télé et c’est OK. Cela peut même être extrêmement divertissant. Et nous, les êtres humains, avons besoin d’être divertis pour oublier l’huile de palme dans le Nutella, le réchauffement climatique, les sondages politiques et/ou le vieillissement de Tom Cruise. Il arrive aussi qu’une série ne soit pas que de la télé. Mais une proposition profonde, intime et irrésistible. Car les gens sur le petit écran se débattent avec nos névroses à nous.

Au-delà des Murs créée par le talentueux duo Hervé Hadmar et Marc Herpoux, ce jeudi sur Arte, n’est pas que de la télé. Ses auteurs ont fait un pari extrêmement risqué. Une minisérie fantastique pour 2 millions d »euros et en 29 jours de tournage. Le résultat est étonnamment stylisé et puissant. Lisa une jeune célibataire dépressive hérite d’une vieille maison. Rapidement, elle entend des bruits au-delà des murs. Elle les suit et se perd dans un labyrinthe de couloirs. Elle devient rapidement prisonnière de la maison. Et nous aussi.

Car tout cela n’est qu’une métaphore pour illustrer la souffrance de son pauvre cerveau traumatisé par la disparition de sa soeur. Comment accepter de dire au revoir pour toujours à ceux que nous aimons profondément ? Comment nous libérer de la culpabilité et de la peine ? Des questions évidentes certes. Mais essentielles. Le cheminement de Lisa n’est pas juste de la télé. C’est de la vie qu’il s’agit.

Potentiel BFFF (Personnage préféré pour toute la vie): réel. Regarder : pour trembler, pleurer, aimer.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

 

Titre/Title : Au-delà des Murs
Créateurs/Creators : Hervé Hadmar & Marc Herpoux avec Sylvie Chanteux
Maths : 1 saisons/season
Chaîne/Network : Arte
En France : 22 septembre à 20h55

Sometimes it is just TV and it’s OK. Just TV can be highly entertaining. And we human beings need to be entertained to forget the palm oil in the Nutella, the global warming, the political polls and/or Tom Cruise aging. But sometimes it is not just TV. It is a profound, intimate and overwhelming experience. Guys on the small screen are just dealing with our neurosis.

Beyond the walls by the talented French duet Hervé Hadmar and Marc Herpoux this week on Arte is not just TV. The creators made an highly risky bet. A fantastic miniseries for 2 millions euros and with 29 days of shooting. The result is amazingly stylized and powerful. Lisa a depressed single girl inherits an old house. Soon she ears noises from beyond the walls. She follows the noises and loses herself in a labyrinth of corridors. She becomes the prisoner of the house. And we too.

Because all of this is just a metaphor to illustrate her poor brain suffering from the loss of her young sister. How do we accept to say goodbye forever to those we deeply love ? And how can we free ourselves from the guilt and the pain ? These are obvious questions yet essential. Lisa’s journey is not just TV. It is life.

BFFF (Best fiction friend forever) potential: total. Watch to freak out, to cry, to love.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

ILTVSW summer break 2016 !

3 Juil

FRA/ENGLISH

 

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Chers sériephiles,

C’est la pause d’été pour I love TV so what ? Le blog sera de retour le dimanche 18 septembre avec ses BFFF et des invités… Je suis très curieuse de savoir si, comme moi, vous avez craqué pour Roadies, Catastrophe, Le Bureau Des Légendes (saison 2), The Five, Togetherness.

Ou aimé les mêmes personnages …

Grace… BFFF Weekly 67 : The classic move

Alicia… BFFF Weekly 66 : Gone with the wine

Philippe… BFFF Weekly 65 : IRL, the French way

Matt… BFFF Weekly 64 : It had to be you

Jordan… BFFF Weekly 62 : Barbie, Ken, you and us

Andrea… BFFF Weekly 61 : When Ari met Andy

Cookie… BFFF Weekly 60 : Cookie only diet

Dan… BFFF Weekly 59 : Tinder is so 2014

 

Bel été à tous !

 

Dear series addicts,

It’s summer blog break for I love TV so what ? The blog will be back Sunday September 18th with its BFFF and guests… Meanwhile, I would  be happy to know if you shared my crush for Roadies, Catastrophe, Le Bureau Des Légendes (saison 2), The Five, Togetherness.

Or loved the same characters…

Grace… BFFF Weekly 67 : The classic move

Alicia… BFFF Weekly 66 : Gone with the wine

Philippe… BFFF Weekly 65 : IRL, the French way

Matt… BFFF Weekly 64 : It had to be you

Jordan… BFFF Weekly 62 : Barbie, Ken, you and us

Andrea… BFFF Weekly 61 : When Ari met Andy

Cookie… BFFF Weekly 60 : Cookie only diet

Dan… BFFF Weekly 59 : Tinder is so 2014

 

Have a great summer !

ILTVSW craque aussi pour/also loves… Roadies

26 Juin

FRA/ENGLISH

La famille parfois, c’est bien. Une zone de confort. Un endroit qui nous donne le courage d’essayer des trucs nouveaux. De donner leur chance à des inconnus. De nous planter. De nous relever. De nous planter encore et de nous relever encore. Peu importe puisque la famille est là. On peut compter sur elle.

Je ne fais pas ici référence à la famille famille. Ce qui se passe chez les Taylor dans Friday Night Lights, même si on les aime aussi profondément que sincèrement, c’est pour de faux, non ? Ou, si c’est pour de vrai, cela nécessite, au moins, un engagement à temps plein. Non, la famille que j’ai en tête est la famille que l’on se choisit. Les gens qui nous font du bien.

Cette semaine, ce sont les gens de Roadies. La nouvelle série de Showtime. Il est capital de dire tout de suite ce qu’elle n’est pas. Elle n’est pas une série d’auteur qui nous emmène dans des endroits dont nous ignorerions jusqu’à l’existence. Elle ne nous permet pas non plus de repenser notre relation à l’autre ou de réfléchir aux challenges que doit affronter le monde moderne.

Roadies est juste un divertissement. Elle raconte la vie quotidienne de gens ordinaires et normalement insatisfaits qui se lèvent le matin pour aller bosser dans les coulisses des concerts. Des gars et des filles sans qui le spectacle ne serait pas possible. Des gars et des filles qui, à part leur boulot, nous ressemblent.

Et ces jours-ci, être diverti, ça fait du bien. Il ne s’agit pas de déni. Mais du constat que les êtres humains ont besoin de leur dose de feel good de temps en temps pour trouver le courage d’affronter le réel. Et d’essayer de faire de leur environnement immédiat un monde meilleur. Dans lequel les gens ont plaisir à vivre ensemble. À leur toute petite échelle…

Potentiel BFFF (Personnage préféré pour toute la vie): bon. Regarder : pour sourire, rire et aimer.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

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Titre/Title : Roadies
Créateur/Creator : Cameron Crowe
Cast : Carla Gugino, Imogen Poots, Luke Wilson
Maths : 1 saison/season
Chaîne/Network : Showtime

Sometimes, we just need family. As a comfort zone. A place where we can try new things. Trust people we just met. Screw up. Fall. And, well, screw up again and fall again. But it’s gonna be OK. Because we have family. As in people we can rely on. Obviously I am not talking of family family. What happens in the Taylor’s family in Friday Night Lights, as much as we truly & deeply love these people, is not for real, is it ? Or if it is, it must be the result of a full-time commitment. No, the family I have in mind, is the family we choose. As in people we are happy to hang out with. 

This week I am thinking of the people of Roadies. The new Showtime show. It is important to say what it is not. It is not an author show that will take us to places we haven’t heard of or makes us rethink our relationships or the challenges that modern world faces. Roadies is just entertainment. The every day life of regular and unsatisfied folks living their dreams behind the scenes of the musical world. They are the guys that make the shows possible yet nobody knows them. And most of all, they are like us.

God knows these days it feels good to be entertained. Not to be in denial. Just because we humans need to feel good from time to time to have the courage to face reality. And try to make our immediate environment a better place. Where people actually enjoy being together. At our own little scale. 

BFFF (Best fiction friend forever) potential: good. Watch to smile, to laugh and to love.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

ILTVSW craque aussi pour/also loves… Catastrophe

19 Juin

FRA/ENGLISH

Si vous cherchez une réponse, oubliez Google et demandez à Walt Disney. Quand nous étions enfants, nous savions que c’était la voie de la sagesse. Nous n’aurions pas dû l’oublier. Parce qu’il n’y a pas de meilleures solutions. Je sais, cela peut paraître surprenant. Mais, j’ai bien pesé chacun de mes mots. Disney sait. TOUT. Parce qu’en fait, il n’y a vraiment qu’un truc qu’un être humain doit résoudre pour faire de son passage sur Terre une expérience au moins intéressante : comment trouver son âme soeur ?

Pour y parvenir, Disney nous apprend que nous devons d’abord affronter le pire (les dragons, les méchants, les méchants dragons, la télé réalité, Tinder, les dragons qui bouffent nos Oreo, etc…) et un jour, un beau jour ensoleillé, nous nous réveillerons plus forts, heureux et mariés. Nous aurons réussi. Du moins, selon la perspective judéo-chrétienne.

Selon Catastrophe, qui débute cette semaine sur Canal Plus Séries, il faut souffrir pour (espérer) être heureux, c’est clair comme de l’eau de roche. Du point de vue domestique. C’est le génial parti-pris d’un duo ultra talentueux d’auteurs-acteurs Sharon Horgan & Rob Delaney. Entre les personnages qu’ils interprètent, Sharon & Rob, tout a commencé par du sexe (genre hasard torride). Et boum Catastrophe, elle tombe enceinte. Et boum Rob quitte l’Amérique pour s’installer en Angleterre. « Etre papa, pourquoi pas ? » et boum, c’est une bonne et une mauvaise décision à la fois. Parce que, devinez quoi, avoir un bébé avec un parfait inconnu est une… Catastrophe.

Mais Sharon et Rob font de leur mieux pour correspondre aux standards judéo-chrétiens. Plus ils échouent et plus ils prennent plaisir à échouer, plus nous, derrière notre écran, nous passons du bon temps. Peut-être car au plus profond de nous-mêmes, nous ressentons un énorme soulagement. Oui, Disney avait raison. La souffrance, l’échec, la peur, les catastrophes sont nécessaires. Enfin, particulièrement dans la vie des autres…

Potentiel BFFF (Personnage préféré pour toute la vie): réel. Regarder : pour réfléchir, sourire, rire.

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

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Titre/Title : Catastrophe (depuis/since 2015)
Créateurs/Creators : Sharon Horgan & Rob Delaney
Maths : 2 saisons/seasons
Chaîne/Network : Channel 4
En France : à partir du 22 juin à 20h50 sur Canal Plus Séries

If you need an answer forget Google and ask Walt Disney. When we were kids, we knew it was always the right thing to do. We shouldn’t have forgotten. Because it still is. I know it seems a surprising statement. But I mean every word of it. Disney knows. EVERYTHING. Because there is mainly one thing a human being needs to figure out to make from his passage on planet earth at least an interesting experience : how do you find the right person ? 

In order to do so, Disney teaches us that we need to have real rough time (dragons, villains, dragons-villains, reality TV, Tinder, dragons eating your Oreos, whatever…) and one day, a beautiful sunny day, we will wake up stronger, happy and married. We will have made it. At least from the basic Judeo-Christian perspective.

Catastrophe starting this week on Canal Plus in France makes it crystal clear. If you want happiness, you need some suffering first. On the domestic scale. It is the genius of the incredibly talented pair of writers-actors Sharon Horgan and Rob Delaney. Between Sharon & Rob, first, it was just hot sex. And boom Catastrophe, she gets pregnant. And boom Rob moves to England because « Why not be a dad  ? » and boom… he should and shouldn’t have at the same time. Because guess what ? having a baby with someone you just met (literally) is a… Catastrophe.

But they both do their best and the more they try to fit in the Judeo-Christian standard, the more they fail and the more they enjoy failing, the more we viewers are having a great time. Maybe because deep inside ourselves, we feel tremendously relieved. Disney was right. The suffering, the failure, the fear, the castastrophe are necessary. Especially in other people lives…

BFFF (Best fiction friend forever) potential: total. Watch to think, to smile, to laugh.

Next week in ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

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