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ILTVSW great reading list

22 Mai

Chers séries addicts, ce mois-ci, pour fêter la saison télé sur I love TV so what ? j’ai décidé de vous offrir une liste magique !

Une liste constituée d’une sélection des meilleurs sites et blogs à suivre pour vivre totalement notre passion commune des séries.

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To my readers, exceptionally ILTVSW will only be French speaking this week. But as soon as next week things will be back to normal meaning French & English. English speaking bloggers feel free to contact me if you wish to guest post !

 

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For serious talking

I cannot sit still 
Crée par Yaële Simkovitch, spécialiste mondiale de Joss Whedon, le site est éclectique. Yaële y produit des textes, des playlists mais aussi un podcast Il Faut Qu’on Parle aka IFQP et co-animé par Dominique Montay pour de longues conversations avec des invités autour d’un thème.

Dialogue d’auteurs
Dans son podcast Dominique Montay, scénariste, donne longuement la parole aux auteurs français. Parmi ses derniers invités Fanny Herrero créatrice de Dix pour cent et Marc Herpoux, co-créateur des séries Les Oubliées, Pigalle la nuit et Les Témoins.

 

For serious reading

Festival Séries Mania

Serial Lovers par Marjolaine Jarry.

Sérierama par Pierre Langlais.

Daily Mars dont la rubrique séries est désormais dirigée par Guillaume Nicolas.

La loi des séries par Karin Tshidimba.

Scénario Buzz par Nathalie Lenoir totalement consacré à l’écriture.

My pen my friend par Clémence Lebatteux pour l’écriture et les analyses de séries.

Erwan Higuinen par Erwan Higuinen pour le ciné, les jeux vidéos et les séries.

 

For serious laughing

Les showrunners  
Julia et Sébastien sont ce que l’on appelle des youtubers géniaux. Ceux qui les regardent savent pourquoi. Ceux qui ne les regardent pas encore vont me chérir jusqu’à fin 2016 de leur avoir permis de faire connaissance avec eux.

For serious blogging

Le Sériel par Yann

Lubie en série par Lubiie

Season Zero par Jean-Maxime

Time of the season par Jérémy

Les plumiers asthmatiques par Stéphane

Sur nos écrans par Elodie et Arnaud

Ladyteruki par Ladyteruki

Small things collectif

Femmes de séries par Cécile

It’s TV news par Nicolas

My télé is rich par Livia

Séries addict so what ? par Astiera

 

La semaine prochaine sur ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

After #Togetherness comes loneliness

17 Avr

FRA/ENGLISH

Etre adulte devant la télé en 2016, c’est être revenu de tout. Ou presque. Depuis un bail, le petit écran est le paradis des auteurs et même Woody Allen n’a pas résisté. Mais il y a un truc auquel même les plus endurcis ne sont jamais prêts, c’est le moment des adieux. Bien sûr, on le sait, on va devoir dire au revoir… un jour. On dit oui au psy qui nous demande si on est d’accord pour accepter que ces gens, ceux que l’on appelle nos gens, n’existent pas pour de vrai. Mais dans notre moi profond, on rigole en pensant qu’il déconne à bloc, le psy.

Moi, je n’étais pas prête pour votre départ les gars. Après Togetherness donc la solitude. Je ne fais pas allusion ici aux après-midis télé & Nutella, combo classique du déprimé basique. Je parle d’un truc sérieux. Il m’arrive de l’être. J’ai adoré les deux saisons passées avec vous. Pas seulement parce que le casting était parfait et les comédiens géniaux. Mais parce que la mélancolie tricotée dans la vie quotidienne est rare à la TV. Cela a été formidable de vous regarder vous les anti super héros vous débattre pour ne pas sombrer.

Grâce à vous, j’ai appris que l’échec est OK. La tristesse est OK aussi. Pas grave non plus de dire non à l’adulte que nous sommes devenus pour trouver refuge dans une part d’enfance que l’on croit avoir adorée car la mémoire a le pouvoir magique de la télé réalité. La vie en pire ou en mieux. Selon les versions. Dans Togetherness même une ex reine de beauté doit se livrer à la chasse aux spermatozoïdes pour oublier le bruit assourdissant de son horloge biologique et laisser la magie de Tinder prendre soin de son avenir. Au bout du compte, la seule façon de vivre avec tout ça, est d’être ensemble et de partager.

C’est exactement ce que nous faisions avec vous de l’autre côté de l’écran. Et c’était très intense car vos émotions étaient les miennes. Après Togetherness, la solitude, c’est encore plus dur. Bref, ça craint.

 

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Amanda Peet & Steve Zissis © HBO

 

Titre/Title : Togetherness (2015-2016)
Créateurs/creators: Jay Duplass & Mark Duplass & Steve Zissis
Cast : Amanda Peet, Melanie Lynskey, Mark Duplass, Steve Zissis
Maths : 16 épisodes/episodes
Chaîne/Network : HBO, OCS en France

 

When you are a grown-up watching TV in 2016, you are pretty much ready for anything. And if it is not delivered you have a back to the eighties feeling. Small screen has been paradise land for writers for a while now and even Woody Allen couldn’t resist its appeal. But what you never get use to is THE farewell moment. You know you have to say good bye at some point. You say yes to the shrink who asks you if you are ready to accept that this guys, the ones you call your guys, are not for real. But deep in your heart your inner self whispers Bull***t.

For you guys departure, I wasn’t ready. After Togetherness comes loneliness. Not talking here about Nutella and day time TV shots loneliness. I am being serious. Sometimes I can be. I just loved my two seasons being with you. Not just because the whole cast at the top of its game. But because melancholia and every day real life together are rare on TV. I loved the fact that you were adressing those issues in an anti super heroes way.

Thanks to you, I have understood failure is OK. Sadness is OK. It is OK sometimes just to say no to adulthood and act like the child we think we have loved to be because memory erases the shitty parts. In Togetherness even an ex beauty queen has to go on a spermatozoids hunt and through the Tinder magic. But at the end of day, the only way to make things right is to get together and share.

That’s what we were doing behind the screen. Sharing your emotions and it was so intense because your emotions were mine… Not happy to say bye. After Togetherness comes loneliness. It sucks.

ILTVSW Easter Break 2016

13 Mar

FRA/ENGLISH

Chers sériephiles,

C’est la pause de Printemps pour I love TV so what ? Le blog sera de retour le dimanche 17 avril avec… Une petite idée ?

A bientôt !

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Dear series addicts,

It’s Spring blog break for I love TV so what ? The blog will be back Sunday April 17th with … Take a guess.

See you soon !

BFFF Weekly 65 : Philippe #BaronNoir… IRL, the French way

BFFF Weekly 64 : Matt #Episodes… It had to be you

BFFF Weekly 62 : Jordan #Studio60OnTheSunsetStrip… Barbie, Ken, you & us

BFFF Weekly 61 : Andrea #Dixpourcent… When Ari met Andy

BFFF Weekly 60 : Cookie #Empire… Cookie only diet

BFFF Weekly 59 : Dan #MastersofSex… Tinder is so 2014

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ILTVSW guest star (VF) : Paul Abbott créateur de #NoOffence

6 Mar

Paul Abbott, le créateur de Shameless, Hit & Miss et No Offence, était en France en septembre dernier à l’occasion du Festival de la fiction de La Rochelle.

ILTVSW a eu la chance de le rencontrer et d’évoquer l’écriture et la peur avec lui.

© Channel 4

 

ILTVSW. Au sujet de No Offence, vous avez dit que vous vouliez que la série soit drôle mais ne soit pas une comédie. Qu’entendez-vous par là ?
Paul Abbott. Lorsque nous avons créé la série, nous avons écrit de multiples versions. Elles étaient très drôles mais vulgaires. Elles n’existaient que par les gags. La comédie est un acte très conscient de lui-même. Nous avons essayé de gommer cette dimension (rires)… C’est là que réside la différence, selon moi.

ILTVSW. Vous considérez que trop de gags est mauvais pour l’écriture ?
Paul Abbott. Oui, s’ils sont forcés. Et cela arrive. Mais je ne crois pas que les gags rendent une scène drôle alors que les blagues, oui. Tout est dans la clarté de l’attitude. Nous avons coupé des tonnes de gags. Ils faisaient de la série un objet trop comédie. Cela l’empêchait d’être suffisamment réaliste pour être drôle. La vie est bien plus puissante que les gags. Nous avons essayé d’introduire l’humour dans la nature du comportement de nos personnages et pas dans leur vocabulaire.

 

Vous ne pouvez pas apprendre aux gens à entendre les autres.

 

ILTVSW. Donc, vous passez beaucoup de temps à vous promener en observant les autres ?
Paul Abbott. Apparemment car j’ai l’impression d’absorber beaucoup. Il ne s’agit pas de reproduire littéralement des choses vues dans la vraie vie mais d’essayer de définir quelque chose que l’on a aperçu sur le visage de quelqu’un dans le bus, par exemple. Je me dis : « Allez, essaye d’écrire cela. Ecrire quoi ? Il ne s’est rien passé. Mais allez, écris-le. Fais-le sortir de tes doigts comme tu l’as imaginé. » C’est difficile. Mais je m’entraîne tout le temps.

ILTVSW. Vous écrivez depuis trente ans, êtes-vous devenu meilleur ?
Paul Abbott. J’ai peur tout le temps. Vous pouvez toujours vous planter. Et puis sans la peur, vous n’êtes pas suffisamment courageux. Ecrire me terrifie toujours car, en principe, quand je commence un nouveau projet, je l’ai déjà vendu. Pour affronter cette peur, il faut chérir le moment. Et je crois que je sais très bien faire cela aujourd’hui. Il faut constamment se nourrir et ne pas être incorrect avec les gens, avec votre public. Cela nécessite de l’entraînement. Je crois que c’est dans ma nature. Je suis issu d’une famille nombreuse. Je n’étais pas très brillant. Mais j’étais le plus brillant (rires). Cela force à garder les choses pour soi. Et garder les choses pour moi m’a fait exploser. Une fois que j’ai appris à écrire, cela été comme brûler du carburant, c’était génial. Et plus j’étais honnête dans ma démarche, plus j’étais inspiré car cela aide à devenir meilleur auteur. Je ne parle pas ici de l’architecture du storytelling que tout le monde peut apprendre. Mais tout le monde ne peut pas apprendre le dialogue. Vous ne pouvez pas apprendre aux gens à entendre les autres. Et à synthétiser cela pour un autre. Une chose est d’entendre un truc drôle et une autre est d’arriver à l’écrire pour le raconter. C’est ce qu’il y a de plus difficile pour devenir un bon auteur.

ILTVSW. Il y a les bons jours et les mauvais… Comment y faites-vous face ?
Paul Abbott. Il m’arrive de ne pas avoir envie d’écrire. Mais comme j’ai déjà été payé, je dois le faire (rires). Cela dit, je crois que j’ai écrit chaque jour depuis l’âge de quinze ans. D’une manière ou d’une autre. Des histoires, des sketchs ou des trucs pour moi. J’ai eu la chance de vendre beaucoup de projets et de les voir se monter. 80 % de ce qu’écrivent les auteurs ne voit jamais le jour. Je suis extrêmement chanceux.

 

Si vous pouvez couper un tiers, vous pouvez couper un tiers supplémentaire. 

 

ILTVSW. Etes-vous le genre d’auteur qui écrit beaucoup et jette beaucoup ? 
Paul Abbott. Il y a deux jours, j’ai écrit dix pages en une seule journée. Je me suis dit : « Wow, dix pages ! » Mais, seules cinq d’entre elles étaient bonnes au maximum. De nombreux auteurs auraient gardé les dix. Pourtant, il faut couper. Resserrer sa voix. Si vous pouvez couper un tiers, vous pouvez couper un tiers supplémentaire. Il faut tailler. Il y a une mélodie que l’on essaye de communiquer au public. Elle est meilleure guide que les mots. Vous pouvez sentir quand les choses se passent bien. L’autre jour, j’écrivais une scène et j’ai lancé : « Wow, c’est fantastique ! » Je n’aurais pas pu avoir l’air plus vantard. Mais je ne m’adressais à personne. J’étais tout seul. Et je n’arrêtais pas de répéter : « Good boy, good boy ! » Il s’agissait d’une scène ennuyeuse que je devais écrire et c’est devenue l’une de mes scènes préférées. Pour le premier épisode de No Offence, j’ai écrit dix versions. Nous n’arrivions pas à trouver la bonne.

ILTVSW. Comment savez-vous que vous n’avez pas terminé ?
Paul Abbott. Parce que cela ne sent pas bon. Et que vous ne faites pas confiance à votre travail. Donc vous poussez jusqu’à une dixième version. C’est une version de trop et vous faites marche arrière. C’est une excellente discipline. J’écris dix versions de chaque scène. D’une manière ou d’une autre. En ce moment, je modifie tout le début de la deuxième saison. J’ai pris un mauvais départ et je n’arrive pas à trouver de solution car il est profondément brodé dans la série. Je me suis demandé : « Et si je coupais simplement les vingt premières pages pour regarder ce qui se passe ? » Cela m’a libéré. Et permis de voir ce que je pouvais inventer d’autre. Je suis bon à l’invention. Mais je pense que les auteurs qui éditent leur propre travail sont trop peu nombreux. J’ai évidemment besoin d’éditeurs. Je leur confierais mon coeur. Mais il faut toujours éditer soi-même avant de confier son travail. Sinon, techniquement ils deviennent les auteurs. Car ils effectuent le travail prémonitoire de sélection. Il y a beaucoup d’auteurs paresseux qui rendent des scripts de 100 pages et demandent à un autre de trouver des solutions. C’est à eux d’en trouver. Aux Etats-Unis, un truc pareil est inconcevable. L’agent d’un auteur même réputé n’enverra jamais un script de plus de 120 pages. Cela me plaît assez. J’aime le processus d’édition. Et je n’aime pas qu’on me dise quoi faire même quand c’est moi qui le dit. Les gens qui travaillent à mes côtés demandent souvent que l’on m’enlève le clavier. Ils essayent de me rassurer en disant que le boulot est terminé, que je dois rendre le script.

 

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ILTVSW. En vous retournant sur votre carrière, vous pensez que vous auriez pu faire du meilleur boulot ?
Paul Abbott. Ouais. Même si de manière étonnante, une partie importante du travail tient encore debout. Si l’écriture est honnête du point de vue humain, elle résiste au temps. Cela dit, ouais, il y a des tonnes de choses que j’aurais pu écrire différemment. Vous apprenez de vos propres erreurs.

ILTVSW. Qu’est-ce l’honnêteté dans le processus d’écriture ?
Paul Abbott. Donner les meilleures répliques à son ennemi car cela pousse à écrire à sa hauteur et donc à être honnête. Beaucoup d’auteurs raconteront l’histoire d’une femme victime d’un accouchement de son point de vue à elle, par exemple. Pourquoi n’essayent-t-ils pas de le raconter du point de vue de la sage-femme ? Soyez la sage-femme. Donnez-lui le meilleur texte. Ensuite, vous serez obligé d’écrire à sa hauteur. Et vous serez surpris de constater combien vous pouvez être honnête sans même en avoir conscience. Il y a un truc à faire. Ecrivez la pire des choses que l’on peut dire à votre sujet et mettez-là dans la bouche de la personne dont vous aimeriez le moins qu’elle soit au courant de cette information. Vous n’avez bien sûr besoin de montrer cela à personne. Faites-vous peur. Mettez le document de côté pendant un mois. Puis écrivez lui en réponse. Vous apprendrez ainsi à utiliser la peur comme un carburant. Quand vous approchez de cet état, vous tremblez d’excitation. Je teste ce de quoi je suis fait tout le temps. Tout le temps. Je me suis effrayé avec des choses que des gens ont dit à mon sujet. Leur répondre, se hisser à la hauteur, nécessite de se forger des muscles que l’on ne peut pas perdre. Une fois que vous l’avez fait, vous êtes accro et vous recommencez. Trop peu d’auteurs le font.

ILTVSW. Est-ce la raison pour laquelle vous n’êtes pas un auteur de genre ?
Paul Abbott. Ouais. Vous pouvez choisir d’écrire le truc d’après ou c’est lui qui vous choisit. Quand vous travaillez beaucoup, vous n’avez pas à choisir ce que vous allez écrire après. Je ne sais pas à quoi cela ressemblerait de ne pas pas le savoir car j’ai beaucoup trop d’idées. Je pense que l’énergie que vous mettez à être un autre dans un drama fait de vous quelqu’un de meilleur. Si vous faites preuve de clémence pour la personne que vous aimez le moins dans l’histoire, vous devez l’écrire encore mieux. Quand je disais que l’on sait quand les choses vont bien, j’adore quand je m’effraie un peu et que j’écris ensuite avec une absolue endurance.  Peut-être que je détesterais ces pages cinq jours plus tard mais je me suis emparé de mes peurs personnelles pour les utiliser comme des outils pour raconter mon histoire. Sans ces peurs, il n’y a pas de bonne scène. Cela ne signifie pas que je me terrifie tout le temps. Mais il est indispensable d’avoir respectueusement peur de quelque chose. J’ai mis longtemps mais aujourd’hui j’ai respectueusement peur des histoires. Rien n’est donné. Je n’ai pas de hobbies. J’écris tout le temps.

Titre : No Offence (2015 –    )
Créateur : Paul Abbott
Cast : Joanna Scanlan, Elaine Cassidy, Alexandra Roach
Chaînes : Channel 4, France 2 (France)

© 2016 ILTVSW – La reproduction partielle ou entière de cet entretien n’est pas légale sans l’accord préalable de ILTVSW

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

ILTVSW guest star (VO) : Paul Abbott creator of #NoOffence

28 Fév

Paul Abbott, the creator of Shameless, Hit & Miss and No Offence, was in France last September at the TV Festival of La Rochelle.

ILTVSW was lucky enough to seat with him and talk about writing & fear.

© Channel 4

 

ILTVSW. About No Offence you said you wanted it to be funny but not to be a comedy. What do you mean by that ?
Paul Abbott. We kept making versions of it. They were very funny but it was just rude. Because it was just for the jokes. Comedy is selfconscious and we were trying to « deselfconsciousize » (laughs)…  I think that’s the difference.

ILTVSW. Do you think that too many jokes are bad for the writing ?
Paul Abbott. Yeah, if they are forced. They can be. But, I don’t think the gags make a scene funny, the jokes do. The clarity of the attitude is what makes it funny. We cut loads of gags out. They made it so comedic it stopped being realistic enough to be funny. Life is much stronger than gags. I think we were trying to build the humour into the behavioural side of their nature not in the vocabulary.

 

You can teach people to ear people.

 

ILTVSW. So you spend a lot of time walking around watching people ?
Paul Abbott. Seemingly because I seem to have absorbed quite a lot. But not litteraly picking things from real life but trying to define, for example, just something you see on someone’s face on a bus… Come on write that. Write what ? Nothing happened. But write it, write what you said. Make it come out of your fingers the way you thought it. That’s tough. But you can. And I pratice all the time.

ILTVSW. You have been writing for thirty years did you get better at it ?
Paul Abbott. Scared. Always. You can always blow it. And you can’t be brave if you aren’t scared. It still terrifies me because normally by the time I seat down to write I have sold it. To deal with it I just relish it. I got really good at this. Keep feeding yourself and don’t be rude to people, to your audience. In practicing also. It is in my nature, I am coming from a big family. I wasn’t very bright, I was just the brightest one (laughs). So you learn to keep things to yourself. And keeping things to myself made me explode. Once I learned to write, it was just like burning fuel, fantastic. And the more purely burned honestly, the more fuel, because you just get better at it. At the glue. It is not the architecture of the storytelling, I think anybody can learn storytelling but you can’t teach dialogue. You can’t teach people how to ear people. And to synthesize that for someone else. It is one thing to ear something funny and it is another thing to write it down to tell it to someone else. That is the hardest part of being a good writer.

ILTVSW. There are good days and bad days… How do you deal with that ?
Paul Abbott. Sometimes I just don’t want to do it. But usually you have been paid already so you have to (laughs). I think I have written every single days since I was fifteen. In one way or another. Stories, sketches or things for me. I have had the pleasure of selling a lot of work and see my work coming back. 80 % of what writers write never get seen. I am really fortunate.

 

If you can cut a third you can cut a third again. 

 

ILTVSW. Are you the kind of writer that writes a lot and throw a lot away ? 
Paul Abbott. Two days ago I wrote ten pages in one day. And you go : « Wow, ten pages ! » But it’s worth five at the most. A lot of writers will keep the ten. But I think you have to cut it. Tighten your voice. If you can cut a third you can cut a third again. You just keep triming and tightening your voice. There is a melody that you are trying to communicate to the audience. I think that’s a better guidance than the words. You can smell when it’s going well. I wrote a scene the other day and I said : « Wow, it is fantastic ! » I couldn’t have look vainer. But I wasn’t saying that to anybody else. It was just me. There was nobody. And I kept saying : « Good boy, good boy ! » It was a boring scene that I kind of had to write and it is now one of my favorite scenes. I did ten full drafts of episode one for No Offence. We just didn’t get it right.

ILTVSW. How do know that you are not done ?
Paul Abbott. Because it smells wrong. It just feels wrong and you don’t trust it. So you go to ten. It is one draft too far and then you pull back. I think that is really good discipline. I write about ten versions of each scene. One way or another. I may just be changing the beginning of the entire series two. I have done something wrong and I can’t work it out it is too tighly embroidered. And I go : « What if I just take the first twenty pages off the script and see what happens there ? » It makes me feel liberated. I can see what else I can come up with. I am good at invention but I don’t think enough writers edit their own work. I need editors. I trust them with my heart. But you should edit as well before it gets to them. Otherwise they are technically the writer. If they are the one doing the selective premonition to your work. A lot of lazy writers just give you a hundred pages script and say you work it out. No YOU work it out. In America, you are not allowed to deliver long. Even with a reputation if you deliver a script which is over 120 pages your agent won’t even send it. I quite like that though. I like editing myself. I don’t like to be tolded what to do even by myself. Often my people say : « Take the keyboard of him. It is finished. It’s fine. » At some point the script has to be taken from me.

 

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ILTVSW. When you look back do you have the feeling you could have done better work ?
Paul Abbott. Yeah. But surprisingly a lot of the work still stands up. Because if the writing is humanely honest it is timeless. But yeah, loads of things I could have done differently. You just keep learning by your own mistakes.

ILTVSW. What is honesty in the writing process ?
Paul Abbott. Give your enemy the best lines because then you have to write up to them and I think being honest. A lot of writers will tell a story about a woman who has been a victim of childbirth ta da da… as a victim of a childbirth but why don’t they try writing it as the midwife. Be the midwife. Give her the best lines. You writing your own story have to write up to her high calibre. And you surprise yourself by how true you can be without knowing it. There is a thing you can do. You write the worst thing that can ever be said about you and you put it in the voice of the worst person you would ever want to know that information. You don’t have to show this document to anybody else. Scare yourself. Put it away for a month. And write the answers back and you will learn to use fear like fuel. When you know that you have gotten really close to that it makes you crackle with excitment. You are testing what you are made of all the time. All the time. I have scared myself with some lines that some people have said. Writing up to it is like building muscles that you can’t lose. They can’t evaporate. Once you have done that you have become addicted to trying again. Not enough writers do that.

ILTVSW. Is it the reason why you are not a genre writer ?
Paul Abbott. Yeah. You can choose to write something next or it chooses you. When you do a lot of work you don’t have to decide what you are going to write next. I don’t know what it would feel like not to know what I would be writing next because I get too many ideas. I think the amount of power you put in being another person in a drama just makes you a much more decent human being. If you are showing mercy for the person you least like in a story you have to write it better. When I talked of knowing when things were right, you know, I love it when you have scared yourself a little bit and you have written back with absolute stamina. You might hate those pages in five days time. But you have taken your personal fears to use as tools for storytelling. Without the fear, you don’t get the good scene. I don’t mean I terrify myself all the time. But you have got to be respectfully scared of something. It took me a long time but I have learned to be respectfully scared of stories. Nothing is a given. I haven’t got a hobby. I am always writing.

Title : No Offence (2015 –    )
Creator : Paul Abbott
Cast : Joanna Scanlan, Elaine Cassidy, Alexandra Roach
Networks : Channel 4, France 2 (France)

© 2016 ILTVSW – not to be reproduced without a prior authorization from ILTVSW

Next week in ILTVSW, the French version.

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