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In the mood for mood 2 #Vinyl

14 Fév

FRA/ENGLISH

Let’s play the music and dance. Quoi que tu sois Vinyl, et après avoir regardé ton pilot de près de deux heures je ne suis pas vraiment fixée, tu m’as fait un truc. Des trucs, plutôt. Façon roller coaster. C’est la raison pour laquelle je ne te consacre pas un I Love TV so what pilot crush mais mon In the mood for mood #2.

1. L’excitation « avant »

L’association Scorsese-Jagger-Winter-HBO a fait du métier de critique une profession socialement acceptable. Pouvant donner lieu à des conversations comme ça :

— On te paye toujours pour regarder la télé ?
— Ouais, je crois qu’on peut le dire comme ça…
— Je ne te suis pas, là ?
— Mick Jagger, ça te dit quelque chose ?
— C’est un jeu ou quoi ?
— Scorsese ?
— Ecoute, moi j’ai un vrai boulot alors foutre en l’air mon temps libre, c’est un luxe que je n’ai pas. Et de l’argent que je n’ai pas non plus…
— Tout doux, tout doux. Disons que cette semaine, j’ai gagné ma vie en regardant le résultat de la rencontre de leurs deux cerveaux.

Là, le gars s’étrangle avec son Coca light. Et moi, je pense à Einstein & à la relativité parce que l’attente, ça fait mal.

2. Le feu d’artifice « pendant »

Les feux d’artifice rendent les gens heureux. Ce sont simplement des lumières qui explosent dans le ciel. Mais elles rendent les gens heureux. Mélange d’espoirs, de momentum & de nostalgie. L’adulte que nous sommes y  retrouve le gamin que nous avons été. Et l’idée que tout était mieux avant fait du bien et s’impose. Vinyl tu es comme un feu d’artifice. Martin Scorsese filme une époque dont il est encore fou amoureux et cite des films qu’il a vécu pour réaliser. Et que nous avons vécu pour regarder. Cela réveille en nous un sentiment de liberté depuis longtemps disparu dans une société où la rebellion consiste à ne pas mettre des photos de son plat sur son compte Instagram (Pas de jugement ici, d’ailleurs, je plaide coupable).

3. La réflexion « après »

Et puis, après le danse floor, vient le temps de la réflexion. Elle débute évidemment par la puissante performance de Bobby Cannavale dans le costard de Richie Finestra en roi de la musique à New York dans les seventies. Son ascension et son déclin sont supposés faire battre notre coeur dans le premier épisode. Et cela fonctionne brillamment la plupart du temps. Si on avait l’esprit mathématique, on dirait à 98, 7 %. Grâce à la conjugaison d’une BO mortelle et d’un humour ravageur. Mais le tout occupe 100 % de l’écran et ne laisse pas beaucoup de places aux personnages. L’ADN d’une série. Pour un gars normal, cela ne serait pas un problème. Mais Richie Finestra est en compet’ avec Draper, White ou McNulty. Et des gars comme eux sont tout sauf  normaux. J’espère que les prochains épisodes lui ouvriront les portes du club. Si cela n’est pas le cas, je continuerai à danser en regardant. Forcément séduite par tant de savoir-faire. Mais je ne pourrais pas m’empêcher de regretter la folie qui aurait pu/dû envahir l’écran…

La semaine sur ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

 

Bobby Cannavale (Richie Finestra)

 

Let’s play the music and dance. Whatever you are Vinyl, and after watching your two hours long pilot I can’t decide what this is, you did something to me. You did some things to me would be more accurate, actually. Roller coaster style. That’s why this is not an I love TV so what pilot crush but my In the mood for mood #2.

1. The « before » excitation

Really the Scorsese-Jagger-Winter-HBO teaming is the kind of stuff that makes being a TV critic socially totally OK. It goes like that :

— Still watching TV to make your living ?
— Well I guess one could say that..
— What do you mean ?
— You know Mick Jagger, right ?
— Is it a game or something ?
— Scorsese ?
— Look I have a real job and messing with my fun time is a luxury I can’t afford. Fun time is money.
— Well this week I am making my living watching the result of their two brains matching…

The guy chokes with his diet Coke. And I think of Einstein & relativity because, Man, the waiting hurts

2. The « during » fireworks feeling

Fireworks make people happy. They are just lights exploding in the sky. But they make people happy. A mix of high expectations & momentum & nostalgia. The adult we are catches up with the kid we were. And the idea that everything was better before feels good and wins. Vinyl you are fireworks like. Martin Scorsese is filming an era he is still in love with and quoting movies he has lived to make. And that we have lived too watch. Watching you awakens a freedom feeling long gone in a society were craziness is not sharing food pic on Instagram (No judging, I plead guilty).

3. The « after » questioning

And than, after the dance floor, the thinking starts. Obviously with Bobby Cannavale’s amazing performance as Richie Finestra maybe soon not anymore New York music king. His rise & his fall are what is supposed to make our hearts beat in the first episode. And most of the time it does brilliantly. That would be 98, 7 % if we had to think mathematically. A lot thanks not only to the music but to the humor. But it takes 100 % of the screen and leaves not much space to characters. A TV show DNA. That would not be a problem say for a regular guy. But Richie Finestra is competing with guys like Draper, White or McNulty. And guys like that are everything but regular. I hope that the next episodes will give him full access to that club. If they don’t I will still be watching & dancing. Because of the craft handling. But I will long for the unseen craziness that could/should have been…

Next week on ILTVSW… Oops, not decided yet, sorry.

In the mood for mood #1

31 Jan

FRA/ENGLISH

Cher lecteur,

Toi, oui, toi de l’autre côté de l’écran. Je sais ce que tu penses. Et tus as raison. Je suis nulle en référencement. Exactement comme si je voulais m’assurer que mes êtres aimés les plus chers ne soient jamais en mesure de découvrir des « trucs » sur moi. Et, avec le titre de ma dernière rubrique, oui, je me sens en sécurité. Ils ne se rendront jamais compte que j’ai passé mon dimanche matin à t’écrire en prétendant que je travaillais… Commençons donc ce In the mood for mood.

Les dictons sont très pratiques pour un critique TV qui n’a juste aucune envie de s’étendre sur un sujet. Il nous suffit de fermer les yeux, comme un vieux sage de 107 ans et de murmurer : « Ouais, enfin, bon, quoi, rien de nouveau sous le soleil ». Le gars en face de nous n’y comprendra pas grand chose. Mais comme nous sommes des critiques (cad des humains payés pour regarder la télé avec du vrai argent et donc secrètement haïs par leur BFF qui veut lui aussi faire ce soi-disant boulot et donc culpabilise et donc dépense son vrai argent chaque semaine sur le divan d’un psy pour surmonter tout ça) le gars en face de nous fera comme s’il comprenait. Et murmurera ensuite tête de biiip derrière notre dos.

Les dictons peuvent aussi être exacts. En France, par exemple, on dit : après la pluie vient le beau temps. En d’autres termes, moins poétiques, qu’une situation merdique ne peut pas être éternelle. Une affirmation susceptible de provoquer de violentes réactions chez quelqu’un qui exerce ma profession. Car, il arrive, de temps en temps, que nous méritions le qualificatif de forever shit watchers. Ce qui est moins glamour. Mais bien meilleur pour notre vie sociale.

Alors, pardonnez-moi, les amis. 2016 a à peine débuté et il fait déjà un soleil magnifique. A tel point qu’il m’a fallu d’urgence créer cette nouvelle rubrique pour exprimer combien le boulot est excitant. Jusqu’à dimanche, je vais passer un temps fou à penser à Corneille. Car, aussi dingue que cela puisse paraître, je vais devoir choisir entre deux séries françaises le week-end prochain. Chacune d’entre elles méritant son post sur ILTVSW pour des raisons différentes.

La première Baron Noir, est la dernière création de Canal Plus. La première série politique française un peu sérieuse à mes yeux. Une immersion dans le combat d’un député pour revenir du milieu de nulle part électoral où une affaire financière l’a relégué. Vu d’Angleterre, cela peut n’avoir rien de nouveau mais de France, c’est follement excitant à la Borgen. Plus exactement comme si Borgen était sous l’influence de Dark Vador. Un paradis pour critique TV.

La seconde Trepalium, et son pitch audacieux, est née sur Arte. 80 % de chômeurs vivent derrière un mur dans la pauvreté totale et de l’autre côté, 20 % d’actifs s’accrochent à leur boulot à tout prix. Hantés par l’idée d’être relégués dans le camp des zonards. Avec sa réalisation très stylisée, c’était sans doute la série la plus attendue de la saison télé française. Si les trois premiers épisodes sont effectivement très intrigants, les trois derniers échouent à tenir la promesse. Mais l’ensemble donne tant à écrire et à questionner, que là aussi c’est le paradis.

Rendez-vous la semaine prochaine sur ILTVSW, j’aurai tranché ; )

Baron Noir © Canal Plus

Dear reader,

Yes, you behind the screen, I know what you think. And you are right. I suck at SEO. Just as if I wanted to make sure that my closest loved ones would never be able to discover « stuff » about me. And with my latest column title, yes, I feel safe. They will never find out that I spent my Sunday morning with you pretending I was working… Anyway. So let’s start that in the mood for new thing.

Sayings are not only very convenient, you know, when you just don’t feel like doing the talking. Especially for TV critics. We can just close our eyes, wisely, like if we were 107 years old and say : « Yeah, same old same old. » The guy in front of us will not understand. But because we are critics (aka humans paid to watch TV with real money secretly hated by their BFF who want the so-called job and feel guilty about it and spend their real money each week on a shrink sofa trying to get over it) he will pretend he does and than whisper dickhead in our back.

Sayings are also sometimes true. In France, for example, we say that after the rain comes the sun. In others words that shit can’t be forever. A statement that can cause violent reactions from people like me. Because from time to time what we want to answer is that the truth is that we deserve to be called forever shit watchers. Which is less glamorous. But better for our social life.

Forgive me my friends. 2016 has just begun and it’s totally sunny. So sunny that I needed to create In the mood for mood to express how much the job was exciting. Next week is going to be very much about Corneille. Believe it or not I will have to choose between to French series. Both of them deserving its own post.

The first one is Baron Noir Canal Plus latest creation. A political series. A production that I consider to be the first serious French political TV show. The story of the fight of a congressman to comeback from the nowhere political land he is because of a financial case. View from Britain yes it seems same old same old but on French TV it is crazily exciting Borgen like. Except it is Dark Vadory Borgen like. Not perfect very interesting to watch and tons of things to analyze and write about. On French TV scale, a TV critic paradise.

The second one is Trepalium on Arte. And its audacious pitch. 80 % of the unemployed are living behind a wall in total poverty and on the other side 20 % of the guys who do have a job, try their best to keep it and to stay away from the losers who didn’t make it. Highly stylized the show was probably the most exciting promise of the whole French TV season. If the first three episodes are very intriguing the last three fail to keep the promise. But still there is so much to write about and to question that on French TV scale, it is a TV critic heaven.

See you next week in ILTVSW… I will have made up my mind ; )

ILTVSW Christmas Gift

13 Déc

Oh the weather outside is frightful
But the fire is so delightful
And since we’ve no place to go
Let It Snow ! Let It Snow ! Let It Snow !

Chers séries addicts cette année pour fêter Noël avant Noël sur I love TV so what ? j’ai décidé de vous offrir une liste magique !

Une liste constituée d’une sélection des meilleurs sites et blogs à suivre pour vivre totalement notre passion commune des séries.

***

To my readers, exceptionally ILTVSW will only be French speaking this week. But as soon as next week things will be back to normal meaning French & English. English speaking bloggers feel free to contact me if you wish to guest post !

***

Merry Christmas !!!

 

 

For serious talking

I cannot sit still 
Crée par Yaële Simkovitch, spécialiste mondiale de Joss Whedon, le site est éclectique. Yaële y produit des textes, des playlists mais aussi un podcast Il Faut Qu’on Parle aka IFQP et co-animé par Dominique Montay pour de longues conversations avec des invités autour d’un thème.

Dialogue d’auteurs
Dans son podcast Dominique Montay, scénariste, donne longuement la parole aux auteurs français. Parmi ses derniers invités Fanny Herrero créatrice de 10% et Marc Herpoux, co-créateur des séries Les Oubliées, Pigalle la nuit et Les Témoins.

 

For serious reading

Festival Séries Mania

Serial Lovers par Marjolaine Jarry.

Sérierama par Pierre Langlais.

Daily Mars dont la rubrique séries est désormais dirigée par Guillaume Nicolas.

La loi des séries par Karin Tshidimba.

Scénario Buzz par Nathalie Lenoir totalement consacré à l’écriture.

My pen my friend par Clémence Lebatteux pour l’écriture et les analyses de séries.

Erwan Higuinen par Erwan Higuinen pour le ciné, les jeux vidéos et les séries.

 

For serious laughing

Les showrunners  
Julia et Sébastien sont ce que l’on appelle des youtubers géniaux. Ceux qui les regardent savent pourquoi. Ceux qui ne les regardent pas encore vont me chérir jusqu’à fin 2016 de leur avoir permis de faire connaissance avec eux.

For serious blogging

Le Sériel par Yann

Lubie en série par Lubiie

Season Zero par Jean-Maxime

Time of the season par Jérémy

Les plumiers asthmatiques par Stéphane

Sur nos écrans par Elodie et Arnaud

Ladyteruki par Ladyteruki

Small things collectif

Femmes de séries par Cécile

It’s TV news par Nicolas

My télé is rich par Livia

Dimension Séries par Manu

Séries addict so what ? par Astiera

 

La semaine prochaine sur ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

ILTVSW guest star (VF) : Danny Strong co-créateur d’Empire

29 Nov

Danny Strong, le co-créateur d’Empire, était l’invité du Festival TV de Monte-Carlo au mois de juin dernier.

ILTVSW a eu la chance de le rencontrer et de discuter soap & politique.

 

© Fox

 

ILTVSW. Il me semble qu’Empire est le premier soap politique de l’histoire des séries. Avez-vous souhaité évoquer l’Amérique contemporaine dès le début du projet ?
Danny Strong. Je pense que cette dimension a été présente dès le départ pour Lee Daniels comme pour moi. Et je trouve que cette combinaison entre le soap, le drama et les questions sociales fonctionne très bien. Tous ces éléments s’équilibrent parfaitement.

ILTVSW. Pensez-vous que l’approche légère de la série lui donne plus d’impact sur les enjeux sérieux qu’elle aborde ?
Danny Strong. … Et les enjeux donnent plus de force dramatique à sa dimension soap. Oui. Ils s’équilibrent. Ils se nourrissent. Je trouve que les éléments de comédie sont très utiles au drama car ils soulignent cet aspect. Et il est plus facile de faire rire, aussi. Il n’est pas nécessaire d’être très drôle pour être drôle dans un drama. Traiter des questions de justice sociale dans une série à paillettes donne à ces questions plus de résonance. Et les paillettes de la série sont encore plus brillantes grâce à l’autre dimension de la série.

La manière dont nous regardons les séries aujourd’hui est très différente de l’époque de The Wire

ILTVSW. Malgré ces éléments sérieux la saison 1 d’Empire a été un énorme succès. The Wire, qui traitait profondément de justice sociale, de racisme, de traffic de drogue est devenue culte mais n’est jamais parvenue à toucher le grand public. Comment Empire est-elle parvenue à réunir ces deux éléments ?
Danny Strong. The Wire est l’une des séries les plus géniales de ces vingt dernières années. Je pense qu’elle rencontrerait beaucoup plus de succès si elle était lancée aujourd’hui. Notamment grâce au steaming et à la possibilité de regarder toute une saison ou une série d’un seul coup après la diffusion. Le bouche-à-oreille sur The Wire qui s’est produit autour de la saison 3 débuterait beaucoup plus rapidement. Je parie même que la série aurait explosé grâce à cela comme Mad Men ou Breaking Bad. La manière dont nous regardons la télévision aujourd’hui a beaucoup changé. En plus il était difficile de prendre une saison de The Wire en cours en raison de la narration adoptée par les auteurs. Mais regarder cette série était extrêmement gratifiant.

ILTVSW. Le public semble indifférent au fait qu’Empire ait un casting presque entièrement constitué d’acteurs noirs. Pourtant il y a eu un article dans Deadline Hollywood qui affirmait qu’il était devenu difficile pour les acteurs blancs de trouver du travail à la télé. Comment expliquez-vous cette réaction ? 
Danny Strong. Je ne pense pas que cet article soit représentatif de la position de l’industrie. Les gens qui produisent du contenu essayent juste d’obtenir du succès. Avec ScandalHow to get away with murder et Empire, il est devenu évident pour tout le monde qu’il y avait une énorme audience noire sous-représentée à la télévision qui regarde les séries dans lesquelles les personnages principaux sont noirs. Mais un public blanc, aussi. En fait, vous pouvez réunir tout le monde. C’est au-delà de la race. Mon intuition me dit que cela va se banaliser car la seule chose qui intéresse l’industrie, c’est le succès. La multiplication des opportunités pour les acteurs noirs est juste une conséquence de cela. Cet article est simplement ridicule car il y a un nombre incalculable de rôles pour les acteurs blancs. C’est tout.

ILTVSW. Quelles sont les questions sociétales que vous souhaitez aborder en saison 2 ?
Danny Strong. Lhomophobie et la sexualité, certainement. Nous aborderons aussi l’incarcération. Et nous explorerons aussi le harcèlement policier dont font l’objet les Noirs aux Etats-Unis.

Ma philosophie consiste à dire la vérité

ILTVSW. Quand vous abordez ce type de sujets vous posez-vous la question de votre responsabilité d’auteur ?
Danny Strong. Ma philosophie consiste à dire la vérité. Tant que l’on dit la vérité peu importe les conséquences. Cela dit, bien sûr que l’on veut écrire de manière responsable cependant il ne faut pas être donneur de leçon et veiller à être authentique dans l’exploration de ce type de sujets. Cela dit, rien ne me rend inconfortable. Je peux traiter de tous les sujets.

ILTVSW. Le succès d’Empire nous apprend-il quelque chose de l’existence ou non de l’Amérique post raciale ?
Danny Strong. L’Amérique post raciale n’existe pas. Les émeutes et les événements qui les ont provoquées nous montrent qu’il y a encore énormément de racisme aux Etats-Unis. Ce qui est positif, c’est que nous continuons à progresser et l’élection de Barack Obama reflète le chemin que nous avons parcouru.

 

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Danny Strong

 

ILTVSW. Et le divertissement a le pouvoir d’améliorer la situation ?
Danny Strong. Absolument. Le divertissement peut améliorer les choses et mettre la culture en avant. Moi, j’écris pour mettre la culture en avant d’une manière que j’estime positive. Il y a des gens qui pensent que ce que j’écris est horrible pour le pays. Vous savez, l’acceptation de l’homosexualité, la question de l’acception de l’autre versus le racisme… Je vois ces gens comme des ennemis de ce que j’estime être bon et vrai. Et je continuerai de pousser ce que je crois être positif, plein d’espoir, qui relève d’une théorie un peu utopique d’acceptation de l’autre, d’amour et de communion. Ce que Martin Luther King appelait The beloved community.

ILTVSW. Certains ne reconnaissent pas la force de cette écriture soap…
Danny Strong. Cela ne m’inquiète pas du tout. J’écris et je me dis que peut-être les gens regarderont. Dans le cas d’Empire, ils sont extrêmement nombreux à aimer. Certains l’interprètent mal et d’autres, par principe, n’apprécient pas les choses qui ont du succès. Cela ne peut pas entrer en ligne de compte pour moi car, au bout du compte, chacun se fait sa propre opinion. J’écris donc ce que j’ai à dire, j’écris sur ce que j’aime, ce que je pense être une bonne histoire. Ma principale récompense, c’est que j’aime écrire et c’est pour cette raison que je le fais. Quand j’ai le sentiment que j’ai atteint mon maximum, l’accueil de la série est ce qu’il est…

ILTVSW. Que pensez-vous de ceux qui affirment que la comédie n’est pas le bon genre pour traiter de sujets fondamentaux ?
Danny Strong. Ceux qui pensent cela ne connaissent rien au sujet. C’est simple. Il y a tellement de comédies qui traitent de sujets importants comme la politique, l’amour, la race… tout. La comédie est en fait la meilleure manière de les aborder car vous faites rire les gens. Ils digèrent donc mieux les thèmes et les idées que les histoires contiennent.

Titre : Empire (2015 –    )
Créateurs : Lee Daniels, Danny Strong
Cast : Taraji P. Henson, Terrence Howard
Chaînes : Fox, W9 (France)

© 2015 ILTVSW – ne pas reproduire sans autorisation préalable d’ILTVSW

La semaine prochaine dans ILTVSW… Oups, pas encore tranché, désolée.

ILTVSW guest star (VO) : Danny Strong co-creator of Empire

22 Nov

Danny Strong, the co-creator of Empire, was last June at the Monte-Carlo TV Festival.

ILTVSW was lucky enough to seat with him and talk about soap & politics.

 

© Fox

 

ILTVSW. I think of Empire as the first political soap ever, am I totally wrong or did you actually want to talk about modern America in the show from the very beginning of the project ?
Danny Strong. That was always inherent in Lee Daniels and I doing the show together. And I think the combination of doing a soap that is grounded in a drama that tackles social issues seems to work really well. They balance each other out very nicely.

ILTVSW. Does that approach of dealing with important issues through a joyful show is more efficient in terms of its impact ?
Danny Strong. … And the issues make the soap elements more dramatic. They balance each other out. One feeds the other. I find that comedy is so helpful in drama because it makes the drama more dramatic and it also makes it easier to get a laugh. Because you don’t have to be so funny for something to be really funny when it is in a drama. And I think having issues about social justice in a show that has a sparkle to it makes the social justice issues feel more resonant and powerful and makes the sparkle of the show sparkle even more because it is contradicting the other part of the show.

The nature of how we watch stories now is very different than when The Wire was airing

ILTVSW. Despite these serious elements Empire is a huge success. The Wire,  which was deeply addressing social justice, racism, drug dealing became cult but never was able to score big ratings. How do you explain Empire is saying so many things about the American society and still manage to be a hit show ?
Danny Strong. Well, The Wire is one of the most genius show of the last twenty years. I think it would be so much more successful today than when it started airing. Because of  streaming and because you can just go and watch all the shows at once after they have aired. The word of mouth on The Wire which really seems to happen around season 3 would have happened much faster and I bet you by season 3 The Wire, if it had aired now, would have done what say Mad Men or Breaking Bad did in their season 3 when they really blew up. The nature of how we watch stories now is very different than when The Wire was airing. It was also hard to just jump into in the middle of the season, you really had to start from the beginning because of the way the writers told the story. But if you did it was so rewarding.

ILTVSW. The audience seems not to care about the fact that Empire is an almost totally black cast show and still there was an article on Deadline Hollywood about how difficult it was now for white actors to find jobs on TV. How do you explain that reaction ? 
Danny Strong. I don’t think that that article was representative of the industry at all. I think people that make content are just trying to chase success. They just want products to be successful. With the success of Scandal and How to get away with murder and Empire, it has made crystal clear to everyone that there is a huge black audience that is under-represented in television that wants to watch shows with black leads. And simultaneously you can get a white audience too. You can get any audience. It is beyond race. My gut is you will be seing more of it because the industry is just trying to succeed.  When they started casting, they were looking for more black actors on TV shows it was merely a by-product of that. That article saying it was getting tougher out there for white actors was ridiculous because there is still an endless number of white roles. That’s all.

ILTVSW. What are the social issues you want to deal with in season 2 ?
Danny Strong. Definitely issues of homophobia and sexuality. We will be dealing with incarceration. We will also be exploring police harassment of people of color in America.

My philosophy is just tell the truth

ILTVSW. When you do that kind of writing do think in terms of your responsibility as a writer ?
Danny Strong. I have a philosophy which is : just tell the truth. As long as I tell the truth any blow back I get, I don’t care. As far as the responsibility goes when you are tackling  social issues, yeah you want to do it in a way that is responsible and truthful but also doesn’t feel preachy or spoon fed but like a genuine exploration of these issues. But I am not uncomfortable about anything. I’d talk about anything.

ILTVSW. Does the success of Empire teach us anything about the existence or the non existence of a post racial America ?
Danny Strong. There is no post racial America. These riots and everything we are having show that there is still a tremendous amount of racism in America. But was is positive is that it is moving forward, it is still progressing in such a positive way and the election of Barack Obama was such a reflexion of how far America has come.

 

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Danny Strong

 

ILTVSW. And entertainment has the power to help things get better ?
Danny Strong. I think it absolutely can make things better and can push the culture forward. Why I write is to push the culture forward in a way that I think is positive. There are people out there that would think that what I write about is horrible for the country. You know, acceptance of homosexuality, talking about race issues in a positive way as far as making people more accepting… I view those people as sort of enemies of what I believe to be good and true. And I will keep pushing what I believe to be positive, hopeful, more of an utopian type theory of acceptance, love, people coming together. What Martin Luther King called the beloved community.

ILTVSW. Still some people will not acknowledge the strength of this soap opera form of writing…
Danny Strong. I am not worried about it at all. I just put it out there and hopefully people dig it. It seems to me that an overwhelming number of people seems to really love the show because the show has been embraced in a very massive way. Some people are going to misinterpret it and sometimes people are just contrarian to things that are successful and have to dislike it. I can’t worry about the audience and individuals. Because everyone has a different opinion at the end of the day. I just write what I want to say, what I like, what I think is good story and put it out there. For me the rewarding quality why I do what I do is because I enjoy actually doing it. So once something feels good, like I got into a place where it is just the best I can do to be honest with you then the response is the response.

ILTVSW. What do you think of people who say that comedy isn’t the right form to deal with fundamental subjects ?
Danny Strong. Anyone who thinks it is a sin for comedy to address fundamental issues doesn’t really know what they are talking about. That’s it. There are so many comedies out there that are some of the most insightful satirical important issues addressing politics, love, race… everything. And comedy is actually the best way because you do it in a way where you get people laughing. So the themes and the ideas behind it are more easily digested for them.

Title : Empire (2015 –    )
Creators : Lee Daniels, Danny Strong
Cast : Taraji P. Henson, Terrence Howard
Networks : Fox, W9 (France)

© 2015 ILTVSW – not to be reproduced without a prior authorization from ILTVSW

Next week in ILTVSW, the French version.

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